Vous avez peut-être déjà vu son visage, tant les clichés choquants ont fait le tour des réseaux sociaux. Les photos du visage en sang de Fatna, qui ont circulé la semaine dernière à l'occasion de la Journée internationale de la femme. Battue par son mari, cette Marocaine a refusé de lui donner son accord pour un second mariage. Elle a livré son témoignage concernant cet événement survenu le 10 février dernier au site marocain Le360. « Je préparais le thé comme tous les jours pour mon mari qui ne devait pas tarder à rentrer. Quand il sonna à la porte, je me suis précipitée en bas de la maison pour lui ouvrir. Il m’a prise par la force et m’a enfermée dans une pièce au rez-de-chaussée ».

Son frère l'a sauvé

Un mari violent, habitué à porter la main sur Fatna. Mais cette fois, « il me tabassait avec ses bottes Caterpillar », assure la jeune femme. Sa belle famille a tenté de s'interposer, sans succès. Son mari a finalement prévenu le frère de Fatna en lui disant « viens voir une surprise ». Le frère est arrivé, découvrant sa sœur en sang. Il l'a alors transporté à l'hôpital, avant de porter plainte contre le mari de Fatna. Mariée à 22 ans avec cet homme avec lequel elle a trois enfants, cette Marocaine a vu son mari aller travailler en Italie pendant dix ans, avant de revenir retrouver femme et enfant, comme si de rien n'était.

Son mari devant le tribunal

Un mari pas pour autant plus présent. La jeune femme confie que son mari était souvent chez sa maîtresse, et qu'il ne rentrait que pour donner ses vêtements sales à son épouse, alors véritable bonne à tout faire de son mari. Et lorsque l'homme lui demande son accord pour un second mariage, et que celle-ci refuse, c'est le drame, la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour cet homme habitué à battre sa femme avec violence. Désormais, Fatna demande simplement que son époux paye pour ses actes. Son mari est convoqué au tribunal le 23 mars prochain pour coups et blessures. Rappelons qu'au Maroc, aucune loi contre les violences conjugales n'est en vigueur. #Maroc #buzz #Société