Le 16 mars dernier, un adolescent de 17 ans ouvre le feu sur ses camarades de classe au sein du lycée de Tocqueville à Grasse. Il fera huit blessés et provoquera une vague d'incompréhension dans la société française. Dans le paysage criminel français, la #fusillade de Grasse fait l'effet d'une bombe, et pour cause, elle semble tout droit sortir d'un fait divers américain. Entre « terroriste » et « jeune homme fragile », la description du jeune tireur fait polémique et traduit le désarroi que provoque cette fusillade qui a un amer arrière-goût de la tuerie américaine du lycée de #Columbine. Cette tuerie perpétrée par Eric Harris et Dylan Klebold le 20 avril 1999, est omniprésente dans les réseaux sociaux de #Killian, le tireur du lycée de Tocqueville.

Publicité
Publicité

Killian, de la fascination à l'imitation

En passant au crible les différents réseaux sociaux du jeune homme, sa fascination pour la tuerie est aussi évidente que ses nombreuses similitudes avec les tueurs de Columbine. Accro au jeu vidéo Hatred (jeu qui consiste à massacrer des personnes sans défenses et qui prétends au titre du jeu le plus violent au monde), le jeune homme cristallise une tendance à l'ultraviolence qui contraste avec sa véritable image. Il semble cultiver, à travers ses réseaux sociaux, une certaine ressemblance avec les tueurs, particulièrement cette même attirance pour les armes. Dans son passage à l'acte, visiblement motivé par des querelles minimes avec certains camarades, le jeune homme reprends d'ailleurs la motivation principale de Harris et Klebold, qui eux, subissaient les brimades de leurs camarades depuis plusieurs années.

Publicité

La fusillade de Grasse ouvre le débat sur les déviances adolescentes

Si la fusillade de Grasse pose le problème premier de la sécurité à l'école, elle laisse également apparaître une attention toute particulière à porter sur les penchants de plus en plus observable des adolescents pour le morbide, et l'ultraviolence. Le comportement extrême de Killian est l'évidente représentation du danger des « déviances adolescentes » exprimées virtuellement pour et ainsi considérées, pour la plupart, comme relativement inoffensives.