Selon une étude du neuroscientifique Earl Miller, passer d’une tâche à une autre a un coût cognitif. Lorsque nous accomplissons une petite tâche (envoyer un mail, répondre à un sms, poster un tweet etc.) nous sécrétons de la dopamine, une hormone récompense. Notre #cerveau aime cette dopamine, si bien qu’il nous encourage de continuer à accomplir ces tâches rapides qui lui procurent des instants de gratification.

Cela nous fait nous sentir comme si l’on avait en avait fait des tonnes, alors que l’on n’a pas réellement fait grand-chose (ou du moins rien qui ne requiert beaucoup de réflexion). En fait, certains associent même les e-mails, Twitter, Facebook etc. à une addiction neurale (ce rapportant au système nerveux).

Le « #multitasking » - ou l’art d’accomplir plusieurs tâches en même temps – entraîne une perte d’efficacité et de qualité dans notre travail car il devient plus difficile d’organiser ses pensées – qui perdent de liens logiques – et d’éliminer les informations non pertinentes.

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Que dit la science ?

Une étude de l’Université de Londres a montré que suite à la pratique du multitasking, lors d’activités cérébrales les sujets obtiennent des scores de QI en baisse, similaires à ceux relevés pour les individus qui sautent une nuit de sommeil ou qui fume du cannabis.

On constate également que le multitasking augmente la production de cortisol, l’hormone du stress. Avoir son cerveau constamment remué le gonfle de stress et nous conduit jusqu’à l’épuisement psychologique. Quelques études ont aussi montré que même la perspective du multitasking, comme la connaissance d’un e-mail non lu, peut réduire notre quotient intellectuel du moment de 10 points !

Devenir productif

Le multitasking nuit également à la mémorisation des informations. En effet, la phase la plus importante lors de la prise de connaissance d’informations est la phase « input » qui est essentielle pour toute prise de décision.

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Cela induit à des réponses spontanées, irréfléchies qui peuvent parfois être lourdes de conséquences ou plus couramment, entacher nos relations familiales quotidiennes. Qui n’a jamais répondu machinalement à quelqu’un en étant plongé dans son fil d’actualité Facebook ? Difficile de justifier par la suite ce manque d’attention…

Il serait temps de prendre les choses en main afin d'être plus productif et de tirer profit de ses journées ! Vous pouvez dire 'oui' au « monotasking ». #neurosciences