Ainsi, 32 ans après ce meurtre odieux, la grand-tante du petit Grégory, Jacqueline Jacob née Turiot, et son mari Marcel, inculpés pour enlèvement et séquestration suivie de mort, ont bénéficié d'une levée d'écrou, mais restent placés sous contrôle judiciaire. De plus, ils doivent résider séparément, avec interdiction de tout contact. Les magistrats de la Chambre de la Cour d'Appel de l'instruction de Dijon, saisis par les avocats des époux Jacob, ont donc rendu leur verdict le 20 juin en fin d'après-midi. La cour ne se prononçait pas sur la culpabilité ou l'innocence des époux Jacob, qui restent mis en examen dans le dossier Grégory. Mais elle délibérait sur la prolongation, ou non, de la detention provisoire du couple Jabob.

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Avec cette nouvelle étape judiciaire dans l'affaire Grégory, nouvelle agitation ce matin à Dijon , où les représentants de la presse Française et européenne se bousculaient.

A ce stade, l'affaire n'est pas dénouée et la raison du crime non plus. Dans ce difficile dossier, le 16 juin vers 15 h, Jacqueline Jacob-Turiot, 85 ans, la tante du père de l'enfant assassiné et son mari, avaient été évacués du palais de #Justice de Dijon, sous haute protection par plusieurs gendarmes. Dans ce même dossier, selon une source judiciaire jointe par téléphone ce jour, le parquet général de Dijon demandait le maintien en détention des époux Marcel et Jacqueline Jacob, pour "enlèvement et séquestration de l'enfant Gregory, suivie de mort". Les nouveaux éléments de preuves mis à jour par les enquêteurs, et découverts au domicile du couple Jacob-Turiot, auraient permis de confondre les réels auteurs présumés de ce fait divers sordide, selon la même source judiciaires.

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Affaire Grégory : un crime non élucidé par la justice depuis 32 ans

A ce stade de l'affaire Gregory, on assiste à une nouvelle médiatisation nationale, comme au premier jour de l'affaire, lorsque nous roulions en convoi, avec le photographe de l'Est Républicain Vincent Hopé, la journaliste de la Liberté de l'Est et correspondante de Radio France Claudine Cunat, le grand reporter du Dauphiné Libéré André Veyret, et quelques autres, derrière les estafettes de la gendarmerie. Pendant des mois, en 1984, puis en 1985, la France fut tenue en haleine par l'#Affaire Grégory. Pensez un meurtre d'enfants doublée" d'un corbeau. La scène de crime, sur les bords de la Vologne, fut piétinée, "polluée", par la meute des photographes et journalistes présents sur place. Bien entendu, les auteurs présumés étaient au courant de la moindre avancée de l'enquête. Il leur suffisait de lire les quotidiens locaux et d'écouter France Inter.

Dans une France qui connaît de nombreux dysfonctionnements, comme la Banque Postale qui n'est plus à l'écoute de ses fidèles clients ou le mystère de la disparition des abeilles et des insectes lié aux insecticides enfin élucidé, magistrats et enquêteurs semblent tenir une nouvelle piste, trente deux années après l'assassinat de l'enfant. Une affaire où un "corbeau" est venu croasser par écrit avant l'assassinat, puis par téléphone puis à nouveau par écrit, attisant la haine et proférant des menaces ou la satisfaction du meurtre accompli.

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L'immonde, le sordide ont pris la vie à un petit garçon innocent, immortalisé dans le cimetière de Lépange-sur-Vologne, par la mention "ici, repose un ange". Dans cette petite commune des Vosges, la plupart des habitants s'interrogent, et rien ne parviendra à consoler un papa et une maman meurtris à jamais, et qui ont préféré quitter la région à jamais. #crime non élucidé #Justice