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Le 1er décembre aura lieu la journée mondiale de lutte contre le #Sida. Depuis 30 ans, il n'a cessé d'être la cause de nombreuses morts et, aujourd'hui encore, il continue d'infecter un trop grand nombre d'hommes et de femmes. En effet, pour l'année 2016, l'agence de Santé publique France a recensé six mille nouveaux cas de contamination par le virus, dont 27% en stade avancé de l'infection. Elle a également observé que ce nombre était resté stable durant ces cinq dernières années.

Le virus du SIDA : quels moyens de prévention ?

Dans son dernier rapport, l'agence de Santé publique France a notifié une légère baisse de contamination parmi la communauté hétérosexuelle ainsi qu'une stagnation chez la communauté homosexuelle masculine.

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Elle estime par ailleurs à vingt-cinq mille le nombre de personnes ignorant qu'elles sont contaminées par le #VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine). Lorsqu’une personne est infectée par ce virus, celui-ci va détruire progressivement certaines cellules qui coordonnent l’immunité (c’est-à-dire les défenses de l’organisme contre les microbes). Le VIH met plusieurs années avant de détruire les défenses immunitaires, il se transforme en SIDA lorsqu'il provoque l'apparition de maladies opportunistes. Autrement dit, une personne qui a le SIDA a forcément été infectée par le VIH, mais une personne qui a le VIH ne développe pas automatiquement le SIDA, ce qui peut prendre plusieurs années. Les traitements actuels ont pour but d'empêcher l'évolution du VIH en SIDA, permettant de la retarder le plus possible.

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Nous pouvons donc nous demander pourquoi le nombre de séropositifs n'arrive pas à diminuer.

Le ministère de la Santé et l’agence sanitaire Santé publique France ont décidé de mettre les bouchées doubles cette année en termes de #prévention. Ils prévoient pour cela de mettre en place une forte campagne de sensibilisation sur le virus ainsi que sur les différents moyens de prévention. Les tests peuvent donc s'effectuer de quatre manières différentes. Il y a tout d'abord l'autotest, vendu en pharmacie, qui est un moyen simple et pratique de faire le test soi-même à n’importe quel endroit. Le Test Rapide d'Orientation Diagnostique (TROD) est proposé par les acteurs associatifs, gratuit et anonyme. Il permet d'être accompagné par des chargés de prévention formés et le résultat est obtenu au bout de 20-30 minutes. Les tests dans un CEGIDD (centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites et des IST), il est gratuit, anonyme et sans rendez-vous. Le dernier test est celui en laboratoire d'analyses médicales, il est remboursé sous ordonnance médicale.

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Pourquoi est-il si difficile d'enrayer la propagation de ce virus?

Il y a tout d'abord le fait que le VIH est un virus "vivant", qui ne cesse de muter. Plusieurs chercheurs ont constaté que le virus évoluait très rapidement afin de court-circuiter les défenses immunitaires de l'individu. Ainsi, un vaccin généralisé serait inefficace, car il devra s'adapter au profil changeant du virus. D'autant plus que le virus évolue à des rythmes différents selon la personne. Ils ont également observé que ces mutations intervenaient dès que des agents efficaces étaient susceptibles de l'éliminer, lui permettant ainsi de contourner la menace. Donc, le moyen le plus efficace à l'heure actuelle pour s'en prémunir reste la prévention, autrement dit le préservatif ou la fidélité.

Si le nombre de contaminations ne diminue pas, c'est également le fait de la banalisation du virus au sein des populations les plus jeunes ainsi que de leur mésinformation. Ainsi, une enquête effectuée par OpinionWay pour la Smerep (mutuelle étudiante) en mars 2017 a révélé que 76% des étudiants et lycéens interrogés ne se protégeaient pas sous prétexte qu'ils considéraient leur partenaire comme fiable, et un étudiant sur dix a avoué ne pas mettre de préservatif, car cela les gênait pendant l'acte ou qu'ils avaient moins de sensations. Une enquête réalisée par l'IFOP en mars 2016 a révélé que 30% des jeunes interrogés avaient une représentation erronée du VIH et de son mode de transmission, 17% pensaient qu'en prenant une pilule contraceptive d'urgence ils pouvaient empêcher la contamination et 20% pensaient qu'il suffisait d'embrasser pour transmettre le virus. Pour finir, 10% des jeunes interrogés ont avoué ne pas vouloir faire de tests de dépistage, car ils ne voulaient pas savoir s'ils étaient porteurs ou non du VIH et 24% ont déclaré ne pas avoir peur du virus.

C'est donc non seulement au ministère de la Santé d'accentuer les campagnes de désensibilisation et de prévention, mais également aux familles et aux proches d'informer le plus possible les jeunes générations afin que la propagation de ce virus soit stoppée.