C’est un Joseph Antoine Bell, dans sa superbe, qui s’est présenté devant la presse nationale et internationale. La verve bien affûtée, le franc-parler des plus âpres, il aura, une heure et quarante-cinq minutes durant, posé les balise de sa candidature à la présidence de la fédération camerounaise de #Football (Fécafoot).

« Retour au foot », c’est le leitmotiv qui sous-tend cette candidature du gardien africain du vingtième siècle. Ce leitmotiv, véritable concept, cache une double appréhension. Tout d’abord, il s’agit d’un retour au foot de Bell, à la demande de Roger Milla, son ancien coéquipier au sein des Lions Indomptables, confiera l’auteur de « Vu de ma cage ». Joseph Antoine Bell s’était éclipsé des affaires du football camerounais depuis 2008, pour des convenances personnelles au vu de qui lui semblaient alors une incohérence sportive, dans le pays (le sien) qui avait écrit les plus belles lettres du football africain. Une étrange arithmétique, confortera cette décision. Une équipe, FC Sanaga, sur 17 matchs, en avait emporté 12, soit 36 points engrangés et fait un nul qui équivaut à un point, le total donnant 37 points. Cette équipe, se retrouvera détentrice de 42 points au marquoir de la fécafoot, au détriment de Club Sportif de la Sanaga Maritime qui comptait 39 points au terme du championnat dans la zone.

Mais le retour de Jojo (appellation affectueuse de ses fans et proches), se présente aussi comme celui d’une expertise et d’un immense carnet d’adresse proposés qui sont enviés au Cameroun. Toute chose qui devrait permettre au Cameroun de remettre sur les rails, un football en qui sombre en profondeur malgré des résultats en surface, qui vont et viennent du fait des talents qui existent, mais plus encore du fait d’une navigation à vue, depuis environ une quinzaine d’année.

Parlant de problème du football camerounais, au-delà des quinze années constatées, Bell notera qu’en 1984, Radio Cameroun, relevait déjà des dysfonctionnements au sein de la fécafoot. Chose qui ne sera prise avec un réel intérêt. Le résultat étant jusqu’à la prochaine élection, le comité de normalisation de la FIFA.

L’ancien capitaine de l’équipe nationale du Cameroun propose une véritable réorganisation du football camerounais au-delà de la fécafoot et des Lions Indomptables. Une réorganisation qui s’étendra à la base, jusqu’au football dans les quartiers. Pour Bell il est aussi question de mettre à niveau, selon les standards internationaux, l’élite formatrice des catégories inférieures (benjamins, minimes, cadets). Une telle réorganisation selon Bell est à appliquer au football féminin qui est aussi délaissé, mais elle concerne aussi les corpo et vétérans. Ces dernières catégories, marginalisées, drainant pourtant un public à capitaliser selon l’ancien capitaine de l’Olympique de Marseille.

Autres aspects évoqué par Jojo, les infrastructures. Il lui apparait incongru que le gouvernement soit considéré comme le seul garant de cet aspect. Pour lui, les premiers bénéficiaires qui sont les joueurs et acteurs du foot, devraient en être les premiers responsables à travers la fédération.

Parlant des moyens financiers à mettre à contribution pour un tel chantier, l’éditorialiste d’Africa 24 TV, entrevoit au-delà des financements du gouvernement et de la FIFA, ceux qui résident chez les personnalités morales. Pour ce faire, Bell Joseph Antoine dit avoir engagé des pourparlers avec des entreprises qui seraient quasi prête pour son projet. La coopération et particulièrement celle venant de la France dont les accords de principes seraient en amorce, relève des atouts du candidat Bell. Un candidat qui, si élu, se voudrait un président de la fécafoot sans heurts avec l’État du Cameroun