Le Mondial des clubs, vous connaissez ? Oui, sans doute en bon amateur de foot qui se respecte. De là à s’y intéresser et le suivre assidument, il y a sans doute de la marge. Avouons-le, ES Sétif (Algérie) face à Auckland City (Nouvelle-Zélande), ce n’est pas vraiment une affiche. Il s’agit pourtant d’un des quarts de finale de cette compétition qui se tient actuellement au Maroc et qui regroupe les vainqueurs des trophées organisés par les six confédérations (UEFA, CONMEBOL, CAF, CONCACAF, AFC et OFC + un club du pays hôte). Une compétition où le Real Madrid étale une nouvelle fois toute sa classe. En demi-finales, les Merengue n’ont laissé aucune chance aux Mexicains de Cruz Azul qui avaient défait Western Sydney au tour précédent.

L’équipe espagnole engagée sur plusieurs fronts (championnat, Ligue des Champions et Coupe du Roi), tout portait à croire que Carlo Ancelotti allait laisser ses cadres au repos lors de cette joute. C’est bien mal connaître le tacticien italien. Hormis Ramos qui remplaçait Varane dans l’axe central défensif, le onze aligné était le même que celui face à Almeria vendredi dernier en championnat (victoire 1-4). « Never change a winning team », dit le dicton. Le trio offensif Ronaldo-Benzema-Bale était déjà très remuant dès le coup d’envoi. Après deux petites minutes, sur une remise de la tête en retrait de Benzema, Ronaldo échouait de peu sur Corona, le dernier rempart de l’équipe mexicaine. Au quart d’heure, Kroos déposait le cuir sur le front de Ramos qui plaçait les siens aux commandes. Un avantage qui augmentait lorsqu’après la demi-heure, Carvajal, le très offensif arrière-droit, centrait pour Benzema qui plaçait du bout du pied dans la cage mexicaine. C’est alors que le match aurait pu être relancé grâce à Ramos qui fauchait Pavone dans le rectangle. Mais le capitaine Torrado ne convertissait pas le penalty. Les Mexicains avaient laissé passer leur chance. Eux qui commençaient à y croire, notamment via le virevoltant Rojas qui épatait la galerie sur son flanc droit. Demandez-en des nouvelles à Marcelo ! Après un énième déboulé de Ronaldo sur son aile gauche, Bale, de la tête, tuait tout suspense juste après la reprise. Le Mexique est réputé pour ses cactus. Mais impossible pour les joueurs de Cruz Azul de mettre hors de leurs pieds ces épines de stars madrilènes. Surtout qu’Isco en plantait encore une quatrième à un quart d’heure du terme.

Le Real signe donc un 21ème succès consécutif, toutes compétitions confondues. Où s’arrêtera-t-il ? Comme le rappelait le journal Marca mercredi, le lendemain de la victoire, le club peut bientôt battre le record du monde détenu par les Brésiliens de Curitiba qui avaient aligné vingt-quatre victoires d’affilée en 2011. Prochain rendez-vous, la finale face aux Argentins de San Lorenzo samedi soir. Pour succéder au Bayern de Munich et signer une vingt-deuxième victoire d’affilée ?

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