OM, Bielsa : duo gagnant!

Si personne ne doutait des compétences du coach argentin et de sa capacité à transcender ses joueurs, il était compliqué de savoir si «El loco» allait se fondre dans le contexte marseillais. Six mois après son arrivée, histoire d'effacer les doutes, l'OM est champion d'automne. Gignac est le deuxième meilleur artilleur de la compétition (12 buts). Mandanda semble avoir retrouvé de son aura. Le collectif phocéen est plus que jamais huilé. Seule ombre au tableau: le manque de résultats face aux grosses cylindrées (défaites à Paris, Monaco et Lyon). Vrai problème ou simple broutille? L'avenir le dira…

Lyon indomptable?

Porté par un Alexandre Lacazette qui marche sur l'eau (17 réalisations en 19 matches), l'OL paraît lancé aux trousses de l'OM.

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Malgré une entame d'exercice délicate, les hommes d'Hubert Fournier ont repris du poil de la bête et ne semblent pas mollir. La récente déroute (3-0), dans le derby contre Saint-Étienne, ne s'est pas muée en coup d'arrêt significatif. Et ce, en dépit de la jeunesse de l'effectif rhodanien. Les Girondins de Bordeaux, balayés 0-5 à domicile, juste avant la trêve, peuvent en témoigner! Les Gones, sérieux candidats au titre ou pas?

Paris dans le brouillard

Le 10 décembre dernier, le #PSG chutait (3-1) à Barcelone, en Ligue des Champions. Un revers qui aurait pu paraître anecdotique. Mais depuis, les Parisiens ne mettent plus un pied devant l'autre. Défaite à Guingamp, qualification en Coupe de la Ligue à Ajaccio sans convaincre, et un triste 0-0 arraché contre Montpellier. Bref, la coupure hivernale risque de soulever bien des questions du côté de la capitale.

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À commencer par la place de Laurent Blanc. Le niveau de certains éléments comme Thiago Silva fait également débat. Le coach parisien a demandé du renfort lors du mercato. Une requête que ses dirigeants préfèrent éluder pour l'instant. Mais sans revirement, la saison du Paris-Saint-Germain s'annonce longue.

Qui pour titiller le top 3?

Derrière le trio de tête, bon nombre de candidats s'affairent. Saint-Étienne et sa défense en béton tiennent la corde pour le moment. Mais les prestations des Verts, sur la scène européenne, ont laissé entrevoir pas mal de lacunes, notamment offensives. Et Stéphane Ruffier ne pourra pas «tenir la baraque» indéfiniment. Un coup de mou dont pourraient profiter Monaco et Nantes. Les Monégasques semblent avoir assimilé la méthode Jardim, alors que les Canaris ont montré une certaine constance dans leurs résultats et une vraie consistance dans le jeu. À l'inverse, l'effet Sagnol a décliné, journée après journée, du côté de Bordeaux. Enfin, Rennes et Reims ont fait preuve d'une irrégularité sans nom, capables de prestations de choix mais aussi de gadins monumentaux! Beaucoup de candidats donc mais visiblement peu d'élus, au final.

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Sacrée empoignade pour le maintien

Si l'on jette un œil sur le classement à mi-parcours, pas moins de dix équipes sont concernées par la relégation ! Derrière Montpellier (10e avec 26 points), seulement quatre longueurs séparent Nice, 11e avec 22 unités, de Bastia, 19e et ses 18 points au compteur. Caen, lanterne rouge, est encore plus décroché avec ses 15 petits points engrangés.

Au milieu de tout ça, certaines formations paraissent mieux armées que d'autres pour conserver leur siège dans l'élite. À commencer par Guingamp qui surfe sur la vague de sa qualification pour les 16es de finale de la Ligue Europa. L'OGC Nice devrait également s'en tirer. Les Aiglons ont connu pas mal d'infortune depuis le début de saison, à l'image de leur manque de réussite flagrant, lors de leur dernière sortie à Lens (défaite 2-0).

Les Lensois justement, trustent plus que jamais une place hors de la zone rouge. Malgré les problèmes financiers et l'interdiction de recruter, récemment levée, les jeunes «Sang et or» réalisent des miracles. Un maintien viendrait récompenser cette talentueuse et valeureuse génération.

Au rayon des inquiétudes, Toulouse, Lille, Lorient et Metz semblent sur une pente très savonneuse. Le TFC ne montre absolument rien sur le terrain et d'un tel néant pourrait découler un dénouement peu glorieux. Le Losc devrait tout autant se méfier. Les Lorientais, eux, se remettent délicatement du départ de leur mentor, Christian Gourcuff et manquent cruellement de leaders à tous les étages. Quant aux Messins, ils n'ont pas su tenir le rythme de leur entame en fanfare et glissent inexorablement.

À Bastia, c'est l'instabilité autour du club qui pourrait expédier les Corses au niveau inférieur. Entre le limogeage de Claude Makélélé et les soucis en tribune et dans ses hautes sphères, le Sporting n'offre pas un climat des plus propices au sauvetage. Enfin, l'Évian TG a prouvé la saison passée, que même jusqu'à l'ultime journée, il ne fallait pas l'enterrer. La recette Dupraz fonctionnera-t-elle encore? Réponse(s) le 23 mai prochain! #Football