A seulement 29 ans, le cavalier britannique de saut d'obstacles Scott Brash a démontré une fois de plus ses talents le week-end dernier à Genève. Déjà vainqueur vendredi de la Finale du Top 10 IJRC Rolex, le champion olympique par équipe au JO de Londres n'avait pas dit son dernier mot. En réalisant un magnifique double sans faute lors du Grand Prix Rolex dimanche avec son hongre SBS bai de 12 ans Hello Sanctos, il a signé un doublé historique. Des résultats qui le confortent à sa place de numéro 1 mondial de la Longines Ranking List qu'il détient depuis maintenant plus d'un an.

Tout au long de cette grande épreuve, le public de Palexpo a suivi avec passion les parcours des quarante engagés.

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Finalement ce sont treize barragistes qui se sont affrontés pour le podium. Du côté des cavaliers français, le champion d'Europe en titre Roger-Yves Bost a réalisé un beau double sans faute avec son nouvel étalon Selle Français, Qoud'Cœur de la Loge. Avec seulement 25 dixièmes de seconde de plus pour terminer la seconde manche, il a donné des sueurs froides au Britannique et termine deuxième. C'est le suédois Rolf-Göran Bengtsson associé à Casall Ask qui a accédé à la troisième marche du podium. Derrière lui, deux autres cavaliers français : Kévin Staut (Rêveur de Hurtebise HDC) quatrième, et Pénélope Leprévost (Vagabond de la Pomme), cinquième.

Mais ce week-end suisse a été marqué par un drame jeudi, lors de la première épreuve principale. A cause d'une chute spectaculaire sur un oxer en milieu de parcours, la jument grise AD Camille Z a été très gravement blessée.

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Les radiographies effectuées sur place n'ont malheureusement laissé aucun espoir quant à ses chances de guérison. Très choqués par l'accident, ses propriétaires n'ont pas eu d'autre choix que de prendre la lourde décision d'endormir définitivement la jolie jument de 11 ans. Le public se souviendra longtemps des sanglots de sa cavalière, Athina Onassis de Miranda, sortie indemne de la chute. « C'est le premier grand malheur que l'on vit ici. Bien sûr cela fait partie des risques (…) mais c'est vrai que c'est dur à encaisser. Il y a vraiment beaucoup de tristesse ce soir. C'est terrible. Je l'ai vécu plusieurs fois au cours de ma carrière et là… en plus c'était La jument avec un grand L d'Athina », a commenté Alban Poudret, directeur sportif du CHI de Genève.