Évincé en fin de saison et quoiqu'il arrive. Voilà peut-être ce qui attend l'actuel entraîneur du #PSG. L'élément déclencheur ? Un revers, le premier de la saison, sur le terrain du grand Barça (3-1), en dépit d'une qualification déjà acquise pour la suite de la compétition. Le principal finalement. Et bien non! Critiqué de toutes parts pour son coaching au Camp Nou (en particulier la sortie de Verratti, préservé après un début de pubalgie), Blanc ne semble plus faire l'unanimité, surtout auprès du président Nasser Al-Khelaïfi qui s'est largement épanché dans la presse. N'y a-t-il donc pas là un brin d'excès et un manque de reconnaissance vis-à-vis de l'ancien défenseur de l'équipe de France? Ou est-ce simplement la manifestation du « cinéma » habituel dès que les Parisiens font un léger faux-pas?

Ce n'est pas nouveau.

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Paris a toujours déchaîné les passions. Encore plus depuis le rachat du club par les Qataris et l'arrivée massive de stars. Au moindre petit « bobo » de Zlatan, la machine se met en marche, le débat s'enclenche et les pages se remplissent. Inlassablement. Mais pour quel intérêt au final? Aucun, hormis monopoliser des heures de direct pour brasser beaucoup d'air quand une simple brève suffirait… Revenons à la C1. Le jour précédant le revers parisien, Monaco s'est également qualifié dans sa poule, arrachant brillamment son billet lors de l'ultime journée. Une qualification presque passée sous silence après Barça-PSG…

Les dirigeants responsables aussi ?

Le manque de connaissance du milieu du foot par certains présidents de club est souvent pointé du doigt. À tort ou à raison. C'est surtout le sens des réalités qui fait défaut à certains.

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À Paris, Nasser Al-Khelaïfi n'a jamais caché son ambition de monter un très grand club. Pourtant Laurent Blanc l'a rappelé cet après-midi : « cela prend du temps pour construire un grand club, une grande équipe et avoir de grands résultats » et de continuer : « le PSG vise une victoire en Ligue des champions dans le futur ». Une pondération qui tranche avec l'avidité de ses dirigeants d'obtenir le sacre européen, le plus vite possible. Mais qu'en savent-ils vraiment? Cette semaine, Bernard Laporte, ex-ministre des sports et actuel manager du Rugby Club Toulonnais, s'est fendu d'un tacle sévère à l'égard du président parisien : « C'est un bouffon, il ne décide de rien ! Il connaît quoi au #Football? Est-ce que ce n'est pas lui qu'il faut virer? Arrêtez les conneries! ». Preuve du décalage entre les hommes de terrain et les financiers en tribune. Pour rappel, lors de la nomination de Laurent Blanc, et après le départ quelque peu rocambolesque de Carlo Ancelotti, la venue du technicien français apparaissait clairement comme un choix par défaut.

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Un choix qui le fragilisait d'emblée. Se poserait-on autant de questions avec un Mourinho aux manettes pour le même résultat? Pas sûr… On pourra toujours reprocher à Blanc sa communication brinquebalante et trop aseptisée. Mais de là à sceller ainsi son avenir au lendemain d'une défaite sans réelle conséquence… D'autant que les mouches pourraient aussi rapidement changer d'âne. La méforme de Thiago Silva, inconstant depuis son retour de la Coupe du monde, commence à émerger dans le dossier des préoccupations majeures au PSG.

Cette propension à créer des crises là où il n'y en a pas vraiment, gangrène indéniablement l'édifice parisien. Malheureusement, une crise au PSG sera toujours plus « bankable » que dans un autre club français. Mais sans réelle sérénité, difficile d'imaginer Paris au sommet du football continental.