La formule 1 est-elle encore un sport ? La réponse n'est pas évidente, tant le cercle des écuries participantes est restreint et celui pouvant prétendre gagner le championnat encore plus. Le baron Pierre de Coubertin disait que "l'essentiel, c'est de participer". Oui mais... encore faut-il avoir les moyens! 

Les budgets colossaux engloutis dans cette compétition ne laissent pas place à l'amateurisme, la récente actualité en a été malheureusement la preuve avec la faillite de Catérham et Marussia. D'autres écuries sont souvent assises entre deux chaises par terre, en perpétuelle recherche de fonds. 

Sport ou vitrine technologique ?

En ce qui concerne les écuries de marques, on serait tenté de dire "vitrine" car pour Ferrari, Mercedes, Renault, même Red Bull, c'est une démonstration du savoir-faire, la preuve de la qualité de leurs ingénieurs et de leurs méthodes, la fiabilité de l'ensemble, qui est mise en exergue. Pour les pilotes par contre, on peut dire sport, car la compétition est bien présente y compris à l'intérieur d'une même team. Voir la lutte des deux pilotes Mercedes cette saison. Le pilote de F1 se doit d'être un athlète de haut niveau, si sa machine regorge de technologies de pointes et d'aides en tout genre, c'est quand même un homme qui est assis derrière le volant et cet homme sort du commun.  

La précision, la concentration et la résistance forcent l'admiration, car les conditions de confort d'une F1 laissent beaucoup à désirer. Les pilotes restent souvent près de 2 heures ainsi, encaissant des «G» à tous les virages, plus la chaleur ambiante, il est permis de comprendre les traits tirés à la fin de la course. Quand on voit les faibles écarts qui les séparent en qualification, c'est incroyable.

La formule 1 n'est elle pas entrain de s'autodétruire?

L'aspect financier de la choses est mené par Bernie Ecclestone, un octogénaire au bord de la sénilité, mais toujours aussi âpre au gain. Peu scrupuleux quand aux méthodes qu'il applique pour arriver à ses fins, il s'achète une "virginité" auprès des tribunaux , à coup de millions... Tant qu'il sera là, même si ses déclarations contradictoires font de temps à autres écran de fumée, peut probable que la répartition du gâteau ne change. D'où la grogne des teams privées qu'on peut comprendre. Mais à court terme le risque d'implosion est non négligeable.  

La F1 doit rester avant tout un spectacle attrayant pour tous, sur le circuit ou à la télévision.

FIA

Le président de la FIA, Jean Todd est un homme responsable et qui sait de quoi il parle, mais la diplomatie doit être compliquée à gérer entre la FIA et les écuries. Souvent les nouvelles mesures de la réglementation donnent l'impression d'avoir été prises un peu à la va vite et sans réellement un grand plan d'ensemble. Voire même disparaissent aussi vite qu'elles sont arrivées. 


Donné la super licence à des nourrissons n'avait pas été prévu, dommage c'est potentiellement dangereux et pas forcément dans l'esprit de la F1. Mais là aussi le lobbying marche bien. 

La F1 est en danger

Que sera la saison 2015? Un peu boostée par le retour de Honda? 
Un Fernando au dents longues, va t il enfin trouver une monture à la mesure de son talent? 
La marmite à spaghettis a-t-elle finie sa cuisson ?

Williams et le brésilien de service vont-ils continuer sur la lancé de la dernière course?

Mercedes toujours aussi fort ? #Automobile



Faites vos jeux...


En tous cas, en 2016 il sera très intéressant de voir l'arrivé de Haas en formule 1. Ils viennent de racheter l'usine Marussia en Angleterre ainsi que la propriété intellectuelle de la Marussia 2015 à l'étude. Pas bête elle était motorisée par Ferrari, qui sera aussi le motoriste de la Haas, du temps de gagner surement à pas cher. Les américains n'ont pas d'idées, mais ils savent où les trouver et comment les mettre en œuvre.