De ce déclin, qui ne date pas d’hier, il reste encore quelques zones de lumière qui permettent à l’Est de conserver de l’attractivité. Même si personne n’osera se lancer dans une comparaison avec les équipes de l’Ouest…

Jusqu’où ira Toronto ?

Première force actuelle de la conférence, la franchise canadienne brille depuis le début de saison. Emmenés par un Kyle Lowry en passe de devenir « all-star », les Raptors ne cessent de progresser année après année. Si l’on connaissait déjà l’explosivité de DeMar DeRozan, le sens du spectacle de Terence Ross, cette saison, un joueur comme Jonas Valanciunas prend une dimension énorme dans la raquette.

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Ajoutez à cela, une valeur sûre de la trempe de « Lou » Williams en guise de sixième homme et vous vous retrouvez avec un sérieux candidat à la victoire en finale de conférence !

James, Love, Irving : trio gagnant ?

C’était sûr. Cleveland devait survoler la conférence Est avec le retour à la maison de LeBron James et l’arrivée de Kevin Love. Force est de constater que la mayonnaise a un peu de mal à monter. Avec le « King » dans l’effectif, le leadership de Kyrie Irving et son rôle de chef d’orchestre en ont pris un coup. Même Kevin Love semble balbutier son basket et ses statistiques, pourtant sensationnelles à l’époque de Minnesota, s’en ressentent. Malgré tout, les Cavs décrocheront leur billet en play-offs sans trop sourciller. Même en l’absence de leur pivot brésilien Anderson Varejao.

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Mais une fois la saison régulière achevée…

Atlanta, vraiment une surprise ?

Sans faire de bruit, les Hawks se sont installés sur le podium de l’Est et, sauf cataclysme, devraient poursuivre leur route après la saison régulière. Organisée autour du triangle Teague-Millsap-Horford, la franchise géorgienne fait des ravages. De plus, le coach Mike Budenholzer a su forger un effectif complet et capable d’amener une plus-value dans chaque compartiment de jeu, derrière ces trois figures de proue. À l’image d’un Kyle Korver, toujours capable de prendre feu à trois points, ou d’un Thabo Sefolosha, devenu un expert de la défense depuis son passage à Oklahoma City. La complémentarité à l’état pur, et ce, malgré quelques couacs terribles comme la dernière défaite contre Milwaukee (107-77).

John Wall, le sorcier de Washington ?

Les Wizards de Washington. Une franchise qui a toujours évoqué l’irrégularité. Après la période Michael Jordan, l’équipe de la capitale américaine a connu de sérieux creux.

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Jusqu’à l’arrivée de John Wall, n°1 de la draft en 2010 et meneur hors pair. Cantonné à pas mal de prestations de soliste lors de ses premières saisons, celui qui est devenu le tireur le plus rapide de l’Est a rapidement été entouré d’éléments talentueux, au fil des exercices. Au point d’arriver à former l’un des « rosters » les mieux armés de la ligue avec Paul Pierce, Marcin Gortat ou encore Néné au rayon expérience, et de Bradley Beal voire Otto Porter pour le grain de folie. De la poudre aux yeux ? Pas sûr !

Chicago et l’énigme Derrick Rose ?

Avec l’arrivée de Pau Gasol, les Bulls avaient, semble-t-il, misé sur le bon cheval pour passer un nouveau cap. Malheureusement pour eux, leur meneur star, Derrick Rose, joue de malchance, depuis des années, avec sa santé. Les blessures s’enchaînent et la fragilité du garçon est aujourd’hui sérieusement pointée du doigt. À tel point que son « backup », Jimmy Butler est en train de l’éclipser en club mais aussi dans l’esprit des fans qui votent pour le prochain All Star Game ! À ce train-là, difficile d’imaginer la formation de l’Illinois se hisser en finale de conférence…

Carmelo Anthony, seul au monde ?

Ce n’était un secret pour personne. New York était voué à galérer cette saison. Et c’est peu de le dire. Les Knicks se traînent actuellement à l’avant-dernière place à l’Est et dans leur sillage, le pauvre Carmelo Anthony persiste à aligner les feuilles de statistiques ronflantes. Peine perdue tant NYC est à l’agonie avec seulement cinq victoires, depuis l’entame du championnat, contre 26 revers ! L’équipe ne montre plus rien de cohérent et certains commencent même à « péter les plombs » comme Quincy Acy, impliqué dans une bagarre avec John Wall, dernièrement. Une situation dont « Melo » devrait définitivement se lasser et qui pourrait faire de lui, un sérieux candidat au départ. Dossier à suivre…

Combien de victoires pour Philadelphie ?

Candidat annoncé à la… dernière place de la conférence Est, l’équipe de Pennsylvanie s’est donc lancée dans une opération « chemin de croix » avec, il faut le souligner, pas mal de brio ! Avec quatre succès enregistrés en 28 rencontres, l’objectif des Sixers prend doucement forme. Le vrai suspense réside, lui, dans le chiffre qu’atteindra la case « victoires », au soir de la dernière journée de la saison régulière. À l’instar de Carmelo Anthony, Michael Carter-Williams erre comme une âme en peine dans les rues de Philadelphie. Mais qu’il se console, le prochain exercice pourra difficilement être pire. Et avec un tel bilan, « Philly » devrait truster les hautes sphères de la prochaine draft. Courage pour cet autre monument de la NBA en péril…

Auraient également pu être cités : Miami en transition, Boston orphelin de Rondo, Indiana et la vie sans Paul George et Orlando, équipe en devenir ? #Basket-Ball #NBA