29 avril 1995

Un an après son arrivée chez les jeunes de l’AS Monaco, Thierry Henry fait ses premiers pas dans le monde professionnel lors de l’exercice 94/95. Une première apparition lors du derby contre Nice, le 31 août 1994 mais surtout ses deux premiers buts en D1, lors du large succès monégasque (6-0) contre Lens, le 29 avril 1995. Et déjà, le potentiel du futur « Gunner » d’Arsenal se fait sentir. Sur sa première réalisation, il dribble le gardien lensois et, bien qu’excentré, réussit à loger le ballon dans la lucarne opposée. Pas mal pour un gamin de 17 ans !

1er octobre 1997

À peine le titre de champion de France empoché avec l’ASM, au cours de la saison 96/97, « Titi » découvre la Ligue des Champions et ne tarde pas à éclore aux yeux de toute l’Europe.

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Pour sa première rencontre de C1, il inscrit un doublé face au Bayer Leverkusen (victoire 4-0), le 1er octobre 1997, au stade Louis-II et met son équipe sur les rails. Le club du Rocher atteindra les demi-finales de la compétition, stoppé par la Juventus de Zidane et Deschamps. Mais après avoir sorti en quarts le grand Manchester United ! Henry terminera deuxième meilleur buteur de cette Ligue des Champions 97/98, avec sept buts au compteur (en neuf parties !), derrière l’immense Alessandro Del Piero.

3 juillet 1998

L’histoire de Thierry Henry sous le maillot de l’équipe de France débutera le 11 octobre 1997, lors d’un match amical face à l’Afrique du Sud. Des « Bafana-Bafana » que l’attaquant français retrouvera quelques mois plus tard, en phase de poule de la Coupe du monde 98, et contre qui il trouvera le chemin des filets pour la première fois, sous la tunique bleue.

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Mais c’est lors du quart de finale haletant, face à l’Italie, le 3 juillet, qu’Henry se signalera. Alors que les Bleus sont emmenés jusqu’à la séance des tirs au but (0-0 après prolongations), Thierry Henry, du haut de ses 20 ans, ne se débine pas au moment d’aller tirer son pénalty… qu’il convertit. Ainsi, avec son camarade de club, David Trezeguet, ils envoient la France dans le dernier carré de la compétition. La suite, tout le monde la connaît… 

19 janvier 1999

Peut-être le seul véritable échec de Thierry Henry en club. À l’hiver 99, il quitte l’AS Monaco pour rejoindre la Juventus de Turin. Malheureusement, l’expérience transalpine tourne au vinaigre. Peu habitué à défendre de son poste d’ailier, il n’arrive pas à se fondre dans le collectif turinois. Et malgré trois buts inscrits en 16 rencontres de Serie A, il décide de couper court pour rallier Londres et Arsenal. Plus tard, il expliquera qu’une brouille avec Luciano Moggi, directeur général de la Juve à l’époque, l’avait définitivement convaincu de faire ses valises.

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18 septembre 1999

Replacé dans l’axe par Arsène Wenger, Henry piétine lors de ses premières sorties avec les Gunners, jusqu’à ce 18 septembre 1999. Contre Southampton, l’attaquant français met fin à huit journées de disette en trompant le gardien des « Saints ». Un premier but qui en appellera beaucoup d’autres. 17, rien qu’en Premier League, pour ce premier exercice. Rebelote en 2000/2001 avant de passer la barre des 20 réalisations en 2001/2002 (24), le tout couronné par le sacre d’Arsenal en Championnat ! Un titre de champion qu’il obtiendra à nouveau, deux ans plus tard. Les Gunners achèveront la saison invaincus et « Titi » explosera son record de buts en Premier League : 30 !

19 octobre 2005

La « success story » d’Henry se poursuit du côté de Londres. Au début de la saison 2005/2006, il se voit confier le brassard de capitaine en remplacement de Patrick Vieira. C’est là qu’il en profite pour devenir le meilleur buteur de l’histoire du club. Au cours d’une rencontre de C1 contre le Sparta Prague, le 19 octobre 2005, il score à deux reprises et comptabilise 186 buts, toutes compétitions confondues, sous les couleurs d’Arsenal. Il dépasse ainsi Ian Wright qui s’était arrêté à 185. Mieux, il pulvérisera ce record avec un total de 227 buts, avant son départ pour Barcelone, à l’été 2007. Il fera même trembler les filets, une ultime fois, lors de son prêt éclair aux Gunners, durant l’hiver 2012. 228, qui dit mieux ?

17 octobre 2007

Le parcours en bleu de Thierry Henry a connu des hauts et des bas. Après le Mondial 98, il enchaîne avec la victoire à l’Euro 2000 avant que l’équipe de France ne perde pied à la Coupe du monde 2002. L’Euro 2004 leur permettra de revenir un peu dans la lumière, malgré une sortie en quart de finale, avant de retrouver le goût d’une finale lors du Mondial 2006, et le revers face aux Italiens. Pendant ce temps, Henry en a profité pour gonfler ses chiffres en termes de buts. Mieux, le 17 octobre 2007, il signe son 42ème but en sélection, contre la Lituanie, évinçant du même coup Michel Platini de la place de meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France. Au total, l’ancien Monégasque totalisera 51 réalisations sous les couleurs de son pays.

27 mai 2009

Si le passage d’Henry au Barça reste mi-figue mi-raisin, le natif des Ulis fait le plein de titres en Catalogne. Champion d’Espagne à deux reprises, il obtient en glanant le 27 mai 2009, la Ligue des Champions qui l’avait toujours fui par le passé. Au terme d’une finale rondement menée par les Blaugrana face à Manchester United (2-0), le Français tire son épingle du jeu durant la compétition, avec à la clé, six buts en 12 parties et ce, en dépit d’un replacement sur le côté gauche, peu apprécié par l’intéressé. La saison suivante sera sa dernière à Barcelone avant son envol pour New York et la Major League Soccer.

20 juin 2010

Difficile ici de ne pas évoquer Knysna et le malaise causé par les joueurs de l’équipe de France, lors du Mondial sud-africain. Thierry Henry, fraîchement déchu de son brassard de capitaine et pointé du doigt après sa faute de main lors du match de barrage contre l’Irlande, sur l’action qui envoie la France à la Coupe du monde. ne joue que deux bouts de matches, au cours de l’événement. Clairement sur le déclin, le buteur vit mal cette situation et ne fait rien pour enrayer la grève des joueurs qui explose ce 20 juin. Comme un symbole, il représente son pays pour la dernière fois, contre l’Afrique du Sud. Une 123ème sélection qui clôture le parcours des Bleus dans ce Mondial…

16 décembre 2014

Thierry Henry vient d’annoncer sa retraite du #Football professionnel. Après quatre saisons et demi aux Red Bulls de New York, le désormais ex-avant-centre va devenir commentateur pour la chaîne de télévision anglaise SkySports. Histoire de boucler la boucle. Mais avec une carrière riche de quasiment 400 buts, il est et restera une des légendes du football français. Sa statue à l’entrée du stade d’Arsenal, l’Emirates Stadium, ne fait que confirmer cette impression. Et ce, malgré les critiques et certains creux dans sa carrière.

Chapeau bas « Titi » !