Ils l'ont fait… encore ! Après les épopées de 2010 et 2012, les joueurs de Quevilly ont de nouveau sorti une formation de l'élite, de cette bonne vieille Coupe de France. Cette fois-ci, ils ont dû attendre la séance des tirs au but (1-1 au terme de la prolongation) pour laisser éclater leur joie (3 t.a.b. à 1), dans un stade Robert-Diochon de Rouen, chauffé à blanc. Au terme d'une partie équilibrée (0-0 à l'issue du temps réglementaire), les Normands ont d'abord dû courber l'échine face à la force de frappe corse. Christophe Vincent trouvait le poteau des buts locaux, juste avant la mi-temps. Néanmoins, les amateurs, loin d'être abattus, se rebiffaient en seconde période et mettaient en lumière le talent du jeune gardien bastiais, Thomas Vincensini, à plusieurs reprises.

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À l'orée de la prolongation, la fatigue commençait à se faire sentir et presque logiquement, Bastia trouvait la faille à la 107ème minute, grâce à Djibril Cissé, toujours aussi combattif, qui profitait d'une sortie approximative du portier maison, Dan Delaunay. Roublard, le onze corse manquait pourtant de concentration, huit minutes plus tard, sur un centre venu de la droite repris victorieusement par Adama Sarr. Les supporters normands pouvaient exulter et poussaient leur équipe à tenir le score de parité jusqu'à la fatidique séance des tirs au but.

Delaunay, héros du soir

Le gardien de Quevilly, Dan Delaunay, coupable sur la réalisation bastiaise quelques minutes auparavant, allait rattraper son erreur de la meilleure des façons. Sans sourciller, il stoppait trois des quatre tentatives corses.

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Seul Christophe Vincent, étincelant dans les rangs visiteurs, trompait la vigilance du dernier rempart rouennais. Son homologue n'avait pas la même veine. Thomas Vincensini arrêtait le premier tir normand mais s'inclinait sur les trois suivants. Comme un symbole, Grégory Beaugrard, capitaine de l'équipe de Quevilly finaliste de la Coupe de France en 2012, convertissait l'ultime tir au but et envoyait le club de la périphérie de Rouen, en huitième de finale !

Depuis 2010, l'US Quevilly enchaîne donc les coups d'éclat en coupe et s'est forgé une réputation de trouble-fête en chef de la compétition. En 2010 donc, les « Canaris » s'étaient hissés en demi-finale (éliminé par le PSG sur le score de 1-0), après avoir éjecté deux clubs de Ligue 1 : Rennes et Boulogne-sur-Mer. Deux ans plus tard, les Normands faisaient mieux en accédant à la finale, après s'être dépêtrés du Stade Rennais (encore !) mais surtout de l'Olympique de Marseille, au stade des quarts de finale ! Les protégés de Régis Brouard, coach emblématique de Quevilly à l'époque, déposaient finalement les armes sur la plus petite des marges (1-0) face à Lyon.

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Trois années supplémentaires se sont écoulées et revoici tout ce beau monde, aujourd'hui entraîné par Emmanuel Da Costa, au rayon des trublions de la Coupe de France. 2015 sera-t-elle celle de la gagne pour Quevilly ? En tout cas, le collectif rouennais vient de démarrer l'écriture d'une nouvelle page de son histoire. #Football