Plus personne n'y croyait, à part peut-être son entraîneur Diego Simeone. Et portant : « the kid » est bel et bien de retour. Après des années mi figue-mi raisin à Chelsea et un passage anecdotique au Milan AC, Fernando Torres revient dans son club de cœur, l'Atlético Madrid, qu'il avait quitté en 2007 pour Liverpool, après y avoir planté 91 buts depuis ses débuts en 2000. A Anfield Road, le très prolifique « El Nino » score à 81 reprises en quatre saisons et devient le meilleur attaquant de Premier League. Appât du gain ou simple volonté d'intégrer une écurie mieux armée dans la quête du titre, il rejoint Londres et les Blues de Chelsea à la surprise générale, pour la somme controversée de 58 millions d'euros, en janvier 2011.

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Ces statistiques fondent alors comme peau de chagrin, puisque de nouveau en quatre saisons, l'avant-centre de la Roja ne marque que 46 buts... Mais obtient les titres en club qui font rêver tout footballeur, avec l'Europa League (2012) et surtout la Ligue des Champions (2013).

« Il sera un renfort très important pour nous... » (Simeone)

A 30 ans, Torres a presque tout gagné : double champion d'Europe (2008,2012) et champion du Monde (2010) avec l'Espagne, il ne lui manque pour ainsi dire... que le titre du championnat espagnol. Voilà qui a sûrement dû inciter l'enfant du pays à rejoindre l'écurie du truculent coach argentin, championne en titre et bloc-équipe toujours en course pour le sacre (3ème à 4 longueurs du leader, le Real). Ou plus simplement, l'affectif Torres veut juste retrouver du plaisir sur le terrain, lui qui semble perdu depuis plusieurs saisons et déclarait encore il y a quelques jours : « Enfin de retour à la maison.

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» Bien accueilli par ses coéquipiers et son public de Vicente Calderon, le voilà titularisé à la pointe de l'attaque Colchoneros hier, au Bernabeu, face à l'ennemi existentiel de la Casa Blanca. Résultat : 2 buts marqués et une qualification obtenue pour les quarts de finale de la Coupe du Roi.

Retour vers le Futur

Bien sûr, tout n'a pas été parfait. Auteur de quelques fautes idiotes et d'un certain déchet dans son jeu collectif, Torres doit encore s'acclimater à cette redoutable équipe. Il n'empêche, le bilan d'hier est plus que satisfaisant. Tout d'abord, il n'a pas compté ses efforts sur le terrain, posant beaucoup de problèmes à l'arrière-garde Merengue. De même, sa connexion technique avec Antoine Griezmann promet, à voir ce joli but dès la première minute de jeu (débordement de l'international français et bijou de passe au deuxième poteau pour son partenaire qui finit le travail d'un beau plat du pied du gauche) et le second qui l'est tout autant (fixation de l'ancien pensionnaire de la Sociedad plein axe qui décale sur la gauche « El Nino », lequel crochète Pepe d'un intérieur pied gauche et conclut du droit).

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Les sourires sont sur les visages. Comme il y a 8 ans, Torres à l'Atlético est synonyme d'efficacité et de réussite.

En attendant Mario

Absent hier pour cause de fièvre, le croate Mandzukic devrait néanmoins retrouver sa place dès le prochain match. A moins que l'imprévisible Simeone ne change ses plans et refasse de Torres le titulaire du poste. Qu'importe, au final : avec une attaque de cette qualité, ce sont les supporters de l'Atlético qui sont gagnants... ce que retient probablement le crack d'hier redevenu icône aujourd'hui. The kid is back.

#Football #Atletico Madrid