Depuis 1998, Sepp Blatter est le patron de la FIFA... Une présidence qui pourrait bien arriver à son terme cette année, à l'heure où le Suisse brigue un cinquième mandat à la tête de l'instance internationale de #Football. Les prochaines élections auront lieu le 29 mai prochain, et aujourd'hui, Sepp Blatter peut enfin mettre un nom sur son plus redoutable adversaire dans cette course à la présidence. En effet, aujourd'hui, le prince jordanien Ali Bin Al Hussein, 39 ans, déjà vice-président de la FIFA et représentant de l'Asie, vient d'annoncer sa candidature : "Je me porte candidat à la présidence de la FIFA parce que j'estime qu'il est temps de sortir des polémiques internes pour revenir au sport".

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Ces polémiques internes auxquelles il fait référence concernent bien entendu les soupçons de corruption qui entourent l'attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Des soupçons qui avaient entraîné une enquête interne, et dont le rapport fut décrié par son auteur lui-même, Michael Garcia, qui fustigait "le manque de transparence" de la part de l'instance....



Dans son communiqué, Al Hussein n'a pas hésité à égratiné un peu la gestion controversée de Sepp Blatter lors de ses soupçons de corruption, et affirme que la FIFA doit redevenir "une organisation de service et un modèle d'éthique", car elle en a oublié sa portée fédératrice à travers le monde : "Les gros titres doivent porter sur le football et non sur la FIFA. La FIFA existe pour servir un sport qui unit, à travers le monde, des milliards de personnes appartenant à différentes catégories sociale, politique et religieuse".

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A 78 ans, Sepp Blatter semble à bout de souffle mais cela ne l'a pas empêché de se représenter pour un cinquième mandat, ce qui inquiète plusieurs membres de la FIFA, souhaitant un renouveau.On se souvient que Michel Platini, considéré comme un successeur tout désigné, avait refusé de se présenter, préférant briguer un 3ème mandat à la tête de l'UEFA. Platoche estimait alors que ce n'était pas encore son heure. Sans oublier la candidature de Jérôme Champagne, ancien vice-secrétaire général, qui n'aura vraisemblablement aucune chance d'être élu, on peut estimer que le prince jordanien se positionne en véritable challenger.



Seulement, malgré les controverses, Sepp Blatter conserve toujours le soutien du continent asiatique et du continentn africain, notamment. Lors du congrès de Sao Paulo en juillet dernier, celui-ci confiait qu'il n'avait pas terminé sa mission et qu'il gardait "le soutien effectif de l'immense majorité des fédérations nationales". Ca c'était au mois de juillet... Aujourd'hui, avec la candidature annoncée de Ali Bin Al Hussein, on pourrait s'attendre à certains retournements de veste même si beaucoup n'oublient pas tout ce que Sepp Blatter a apporté depuis son arrivée à la tête de la FIFA.

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Parmi ses bons points, Blatter peut se vanter d'avoir concrétisé son souhait d'attribuer l'organisation de la Coupe du Monde à des nouveaux continents comme la Corée du Sud et le Japon en 2002, et bien évidemment l'Afrique du Sud en 2010. Le Qatar en 2022 n'est que la simple continuité de la logique de Blatter, certes, mais cette fois-ci, cela pourrait bien se transformer en mauvais point.