Alors que toutes les images des attentats de Paris et des interventions des forces de l'ordre en #Belgique sont encore bien encrées dans les mémoires, des irresponsables prennent le #Football afin de faire passer des messages de haine. Ce fut le cas, ce dimanche, avant la rencontre Standard de Liège - Anderlecht, avec un énorme "tifo" trop suggestif pour ne l'apparenter qu'au sport. On y voyait un homme masqué, tenant un sabre dans la main droite, et dans l'autre, la tête décapitée de Steven Defour, accompagné de l'inscription "Red or dead" (Rouge ou mort).

Pour les non-initiés, Steven Defour est un joueur de football ayant fait les beaux jours du Standard de Liège, et son seul malheur fut de passer à l'ennemi, le club bruxellois d'Anderlecht.

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Bien entendu, avec ce clasico en terre liégeoise, il fallait s'attendre à une réception plutôt chaude de la part des supporteurs wallons, mais de là à déployer tant de haine, le pas franchi semble être un pas de trop.

Quelle image pour nos jeunes?

On sait que le foot devient de plus en plus violent, que ce soit sur ou autour des terrains. D'ailleurs, en ce qui concerne le "jeu" proprement dit (euphémisme), les écoles de jeunes mettent un point d'honneur à apprendre aux fouteux en herbe à se laisser tomber. Pas étonnant, dès lors, de voir la sauce monter dans les rangs des supporteurs qui ne peuvent discerner le vrai du faux, faute ou pas faute, et tout ce qui se passe avec ou sans ballon. Mais de là à choisir les stades pour renarder toute sa haine et prendre exemple de faits scandaleux se passant -croyons-nous- sous d'autres cieux, nous ne pouvons accepter de tels agissements.

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Il en va de aussi de ce que nous devons montrer aux jeunes et parfois très jeunes qui aiment le foot, qu'ils méritent bien mieux que cette vision morbide de ce que doit être un "vrai" supporter.

"Des sanctions vont tomber", annoncent les autorités, avec un discours très ferme du ministère de l'intérieur. Mais comment aller trouver les responsables de cet acte irrespectueux, car pour confectionner un tel calicot, prenant toute une tribune, il faut avoir les moyens humains, techniques, matériels et financiers. On ne peut imaginer, trois quatre tifosis réaliser cela dans un garage, à l'arrière d'une habitation de la banlieue liégeoise. Interdiction de stade, amendes financières, possibilité de condamnations pénales... Affaire à suivre! On doute toutefois des résultats de cette enquête.