L'annonce a fait son chemin dans le monde du foot et en a étonné plus d'un. David Ginola, ex-international français et joueur, entre autres, du PSG dans les années 90, a officiellement lancé sa campagne pour briguer le siège de président de la FIFA. Mais rien ne dit que le blase d'« El magnifico », 47 ans, figurera sur les bulletins de vote. En effet, le règlement de l'élection stipule que tout candidat doit remplir plusieurs critères et non des moindres : recevoir le soutien de cinq fédérations nationales ou encore apporter la preuve d'une activité dans l'administration du #Football, sur une durée d'au moins deux ans sur les cinq années écoulées.

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Bref, Ginola est déjà quasiment hors course…

Des idées louables

Toutefois, l'ancien milieu de terrain a profité d'une conférence de presse relayée par la BBC, ce matin, pour exposer son projet. Clairement, il se pose en pourfendeur du « système FIFA qui ne fonctionne pas ». Sans aller jusqu'à attaquer frontalement l'actuel président Sepp Blatter, David Ginola prône le retour de valeurs comme la transparence, la démocratie et l'équité au sein de la grande famille du football. Des desseins qui transpirent l'amour du sport et la notion d'équipe car il le sait, seul, il n'arrivera à rien. On est donc bien loin de l'image austère et souvent égratignée de la haute instance du ballon rond… Ginola chercherait donc simplement à tenter de changer les mentalités sans se lancer dans une course effrénée au pouvoir, comme il l'expliquait hier, sur la chaîne Infosport+ : « je pense que si ça peut faire bouger les choses, même si je ne suis pas élu, si les gens aiment bien mon discours, ça sera très bien ».

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Néanmoins, il n'a toujours pas reçu le moindre appui d'une quelconque fédération.

Pour ce qui est des soutiens, l'actuel consultant pour le groupe Canal+ peut compter sur celui d'un site de paris sportifs irlandais, Paddy Power, coutumier de promotions en tout genre. En effet, David Ginola a touché 327 000 euros de la part du site, afin de financer sa campagne et se dresser contre les hautes sphères de la FIFA. Un simple coup marketing ? Certainement, tant les chances de Ginola d'arriver à ses fins sont minces et tant le projet demeure flou et évasif. Maintenant, on ne peut que se réjouir des intentions de l'ancien joueur de Tottenham qui font quasiment figure d'utopie tant le système foot paraît cloisonné. Mais qui sait, peut-être qu'un quatrième candidat viendra se mêler à la course pour l'obtention des rennes de la FIFA, avec Sepp Blatter, le prince de Jordanie Ali Ben Al-Hussein et l'ex-vice-secrétaire général Jérôme Champagne ? #Élections