C'est comme un joyeux refrain qui se répète presque tous les hivers depuis quelques années. On s'y est finalement habitué à retrouver l'équipe de France de handball masculine à l'heure au rendez-vous. Qu'il soit donné en Croatie, en Suède, en Islande ou au Qatar, comme ce dimanche.

Déjà auréolés de quatre médailles d'or mondial (1995, 2001, 2009; 2011), les Bleus du hand, après avoir disposé des tenants du titre espagnols vendredi (26-22), pourraient devenir dimanche la première sélection de l'histoire de la discipline a décrocher cinq titres planétaires. Bousculer les records, tenir les paris, accomplir des exploits sont devenus les petits amusements favoris de ces bleus-là.

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Ceux de Nikola Karabatic, star intergalactique, de Thierry Omeyer, l'aîné de 38 ans, gardien d'un temple très souvent inviolable. D'une jeune garde enjouée, malicieusement incarnée par Luka Karabatic (frère de Nikola) ou Valentin Porte, décomplexée, nourrie avec amour par les plus anciens.

Le Qatar, invité surprise !

Leur légende n'est donc pas encore achevée. Et janvier est une fois de plus l'occasion de se poser la question : vont-ils un jour s'arrêter ? Probablement. Tout du moins ralentir la candence. Il leur est déjà arrivé, en 2012 (Euro) et 2013 (Mondial), de faire l'impasse involontairement. De passer à côté de leur sujet. Et de laisser, ainsi, quelques miettes à leurs illustres adversaires affamés. Quelques miettes, rien de plus. Depuis 2006, la France a presque tout récolté sur son passage.

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Deux titres olympiques (2008, 2012), trois titres européens (2006, 2010, 2014) et deux titres mondiaux (2009, 2011).

Dimanche, à quelques encablures de Doha, dans l'émirat qui abrite cette édition 2015 du championnat du Monde, la France devra encore relever un challenge hors du commun : affronter le pays hôte, invité surprise d'une finale que personne n'avais vraiment imaginé. Même si, sans doute, l'émir et ses ouailles ont rêvé, dans un coin de leur tête, que leur sélection patchwork, composée pour la grande majorité de joueurs fraîchement naturalisés, n'offre au petit état un plaisir capricieux. Divertissement qui devrait très logiquement s'achever face aux tricolores qui n'ont plus perdu la moindre finale dans une grande compétition depuis 1993 et qui, en cas de nouveau succès, se couvrirai de gloire tout en s'assurant définitivement un participation aux JO de Rio.

FINALE MONDIAL 2015

France - Qatar (17h15 ; TF1 et BeinSport) *