Il lui aura fallu cinq sets pour se débarrasser d'Andreas Seppi. « Lui » c'est Nick Kyrgios, 19 ans, 1m93 et dernier représentant « wallaby » sur les courts de Melbourne. Histoire de recadrer un peu la performance, pas un seul joueur local n'avait atteint la deuxième semaine depuis 10 ans et Lleyton Hewitt, finaliste en 2005 ! Et il fallait être costaud pour sortir l'Italien, tombeur de Roger Federer au tour précédent. Seppi entamait la partie tambour battant et imposait sa loi lors des deux premiers sets (5-7 ; 4-6). Après avoir laissé filer la troisième manche (6-3), le joueur transalpin se remettait en selle et obtenait même une balle de match dans la quatrième.

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Un point importantissime remporté par… Kyrgios et sur un ace s'il vous plait ! Le garçon montrait alors qu'il avait des nerfs et la suite de la partie allait doucement s'inverser. Le tie-break du quatrième acte en poche, l'Australien ne faiblissait pas. Seppi non plus. À l'expérience, l'Italien tentait de garder le cap mais craquait finalement à 7-6 pour l'Australien, encaissant un jeu blanc sur son propre service. L'ultime point, validé par la vidéo, en faveur de Kyrgios laissait exploser un public de la Hisense Arena (8-6) qui avait poussé son poulain d'un bout à l'autre du match. Kyrgios, lui, savait qu'il revenait de nulle part et sa joie n'en était que plus intense. Il avouait même, à la fin de la rencontre, qu'à deux sets à rien : « il ne pensait pas à gagner mais voulait juste s'accrocher ».

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Bien lui en a pris…

Un service mais pas que…

Un mental d'acier qui a déjà permis à l'Australien de se sortir de situation identique, comme l'année dernière, à Wimbledon, contre… Richard Gasquet. Après avoir remporté les deux premiers sets, le Français avait plié sous les coups de boutoir de son adversaire qui l'avait écoeuré en effaçant la bagatelle de neuf balles de match ! Durant le tournoi, il accrochait également à son tableau de chasse, Rafael Nadal, alors numéro 1 mondial et atteignait pour la première fois, les quarts d'un Grand Chelem. Il chutait finalement contre Milos Raonic.

À l'instar du Canadien, Nick Kyrgios fait aussi partie de cette génération de « gros serveurs » et rappelle un peu son compatriote, Mark Philippoussis. Mais contrairement à Raonic, il ne fait pas que distribuer les aces. Sa grande carcasse longiligne lui donne une mobilité intéressante sur le court qui lui permet de diversifier son jeu. Capable de fulgurances et de jolis… jets de raquette, sa capacité à se replonger immédiatement dans le match n'en est que plus impressionnante.

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Bref, Kyrgios n'est pas du genre à gamberger. Andreas Seppi a pu le mesurer. Sa nonchalance ressemblerait presque à celle d'un Gaël Monfils. Sa détermination de tous les instants ferait quasiment penser à un potentiel « Top 10 ». Sans parler de son côté « showman » qui a déjà fait lever pas mal de foules.

Clairement, on entendra encore parler de ce joueur aux origines grecque et malaisienne. Surtout s'il venait à éjecter du dernier carré de l'Open d'#Australie, son prochain opposant, j'ai nommé Andy Murray. Un sacré défi pour la nouvelle coqueluche du #Tennis australien.