Trois minutes. Il n'en aura pas fallu plus aux joueurs caenais pour faire taire le public du Parc des Princes et doucher les espoirs des parisiens. Tout avait pourtant bien commencé pour les joueurs de la capitale qui ouvraient la marque après deux minutes de jeu. D'une semelle aérienne, Zlatan Ibrahimovic inscrivait son onzième but de la saison et mettait son équipe sur les rails d'un succès à domicile. Impression que venait confirmer la domination parisienne et le but de l'argentin Ezequiel Lavezzi à la 39ème minute de jeu. A l'heure de rentrer aux vestiaires, l'affaire semblait entendue. Le PSG mettait les pendules à l'heure avant d'affronter Chelsea. 
Une mi-temps et quatre blessés plus tard, les parisiens finissaient tant bien que mal la rencontre à 9 contre 11. Le Parc des Princes constatait impuissant le retour de caenais opportunistes qui ont su tirer parti d'un scenario rocambolesque.

Même score (2-2) entre l'OM et le stade de Reims à l'issue d'un scénario complètement différent. Dans un Stade Vélodrome qui s'était sans doute habitué à la série de 11 victoires à domicile signée par les olympiens, les marseillais n'ont cette fois-ci pas su tuer le match. 
Laxiste en défense, l'OM se fait surprendre dès la sixième minute de jeu par une frappe d'Oniangue repoussée par Mandanda, puis interceptée par De Préville auteur de l'ouverture du score. Mené à la pause, les marseillais reviennent dans la partie emmené par un remuant Jordan Ayew et égalisent logiquement sur une frappe de Payet déviée dans ses propres buts par Signorino. Le but de Ayew (69e) aurait pu sceller la victoire des marseillais, si leur laxisme défensif ne leur avait pas à nouveau joué des tours et permis à Ngog d'égaliser de la tête à l'ultime minute de jeu. 
Combatifs, les rémois privent l'OM d'un douzième succès à domicile et arrachent un point précieux leur permettant de garder leurs distances avec la zone de relégation.

Pas mieux. Après Monaco (0-0) et le PSG (1-1), c'est un très entreprenant FC Lorient qui a freiné un OL toujours leader de la Ligue 1 à l'issue de la 25e journée. L'occasion était pourtant si belle de creuser l'écart sur ses poursuivants. 
Enthousiastes, courageux, les merlus ont su bousculer l'OL pendant plus d'une heure et ont logiquement mené. Sur le synthétique du Moustoir, l'attaque lyonnaise du soir (Fékir, Cornet,N'Jie) ne semble en mesure d'inquiéter des lorientais bien en place et laisse le premier rôle à sa défense. Créatifs, les merlus sollicitent durement la défense de l'OL sans parvenir pour autant à concrétiser leurs occasions. A la pause, le leader lyonnais pouvait s'estimer heureux de rentrer aux vestiaires sans avoir concédé de but. 
Entré à la reprise, Ayew n'a besoin que de quatre petites minutes pour ouvrir le score (50e), bien servi sur sa tête par Jeannot. Trop justes physiquement, les lorientais concédaient peu à peu du terrain lors de la deuxième mi-temps, face à des lyonnais ragaillardis. A la 78e minute de jeu, N'Jie douche le public du Moustoir d'une reprise du droit. Le scenario aurait pu s'avérer encore plus cruel pour les merlus, sans une énorme parade de Lecomte sur une frappe lointaine de Jallet (84e).

Tout ça pour ça ? La Ligue 1 aurait pu changer de leader à multiples reprises ce week-end.

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Il n'en est rien. Statu quo. Quand les pessimistes y verront une preuve supplémentaire de la faiblesse du championnat hexagonal, les autres se réjouiront du suspense intact à 13 journées de la fin. Vivement la suite. #Football