Observé de près par la FIFA depuis 2007, le marché des transferts est désormais scruté à la loupe par la Fédération internationale de #Football. Fort de son organisme ITMS (pour International Transfert Matching System), la FIFA a livré dans un rapport de plus de 100 pages l'ensemble des données relatives aux transferts réalisés durant l'année 2014. Tentons de décoder un peu tout ça !

A en croire ces chiffres, la France se classerait au 5e rang au niveau des transferts sortants. 416 footballeurs seraient donc partis voir si l'herbe est plus verte ailleurs en 2014. Dans l'autre sens, 274 nouveaux footballeurs auraient intégré les pelouses de l'Hexagone.

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Ce qui au total représente un nombre de 690 transactions, faisant de la France le 8e pays le plus actif sur le marché des transferts. Sur une perspective mondiale, ces 690 transferts représentent environ 5,3 % des transactions réalisées dans le monde entier en 2014 (13.090).

Le Brésil, véritable plaque tournante

Le champion toutes catégories confondues n'est autre que le Brésil, pays le plus actif au niveau des  importations comme au niveau des exportations de footballeurs. On ne dénombre pas moins de 1335 transferts effectués au pays de Pelé et de Ronaldo.

Derrière le Brésil, on retrouve sans surprise l'Angleterre, boostée par sa toute puissante Premier League. 1263 transferts ont ainsi été réalisés sur le sol anglais. Des chiffres en nette progression par rapport à l'année précédente, ce qui pourrait amener l'Angleterre à détrôner le Brésil en 2015.

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2014, année d'un nouveau record !

L'argent est devenu roi dans le football. L'adage bien connu ne fait que se renforcer d'année en année. Et 2014 n'échappe bien évidemment pas à la règle. En tout ce serait la somme folle de 3,1 milliards € qui auraient été dépensés sur le marché des transferts internationaux. Soit une petite augmentation de 0,1 milliard € par rapport à 2013, une bricole en somme.

Et sans surprise ici, c'est l'Angleterre qui reprend la main. Brassant à elle seule 1 milliard € soit 1/3 des transactions mondiales. En contrepartie, signalons que ces mêmes clubs anglais cumulent à eux seuls une balance déficitaire de 484 millions €. Soit le pire bilan international...

Dans ce classement un peu spécial, l'Angleterre se succède d'ailleurs à elle-même, ses clubs affichant en 2013 une balance négative de 453 millions € !

La France moins dépensière....

Du côté du marché français, 166 millions € ont été dépensés en 2014. Soit 219 millions de moins qu'en 2013.

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Le PSG, symbole ultime du foot-business s'est d'ailleurs montré beaucoup moins dépensier que l'année précédente. Et ce malgré le transfert de David Luiz, arrivé pour une somme folle de 49,5 millions €.

Rappelons qu'en France, cette relative petite fièvre acheteuse peut s'expliquer par une législation fiscale « peu » à l'avantage des joueurs. A titre d'exemple, pour un salaire de 450.000 €, les charges sociales seraient 5 fois plus élevées en France qu'en Angleterre, 15 fois plus qu'en Allemagne ou carrément 66 fois plus qu'en Espagne …

On comprend que dans ces conditions, les clubs français aient une certaine difficulté à convaincre les joueurs les plus gourmands !