748 millions d’€ par an soit environ 2,24 milliards sur trois ans, c’est ce que vaut notre Ligue 1 en France. Le calcul est simple, la Premier League en Angleterre vaudra donc trois fois plus cher sur la période 2016-2019, après ces nouvelles négociations, soit 14 millions d’€ le match ! C’est Sky Sports, le bouquet de #Télévision par satellite britannique et diffuseur historique, qui a obtenu le droit de retransmettre 126 rencontres en direct contre 116 actuellement. L’autre diffuseur sera toujours l’ambitieux BT Sports, opérateur téléphonique, qui a obtenu 42 rencontres. Tous les duels ne sont pas diffusés et c’est un choix, pour créer un sentiment de rareté. Bataille perdue donc pour Discovery ou BeIn Sports, un temps candidats mais finalement distancés. La chaine qatarie, BeIn, a pourtant mis aisément la main sur le marché français en cassant le monopole de Canal + et elle possèdera par la même occasion les droits internationaux de la Ligue 1 pour la période 2018-2024. Reprenons la calculatrice avec un constat tout aussi surréaliste de l'économie des droits TV anglais.

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Avant même la signature de ce nouveau contrat, à l’issue de la saison 2013-2014, le dernier en Angleterre a touché plus (74,5 millions pour Cardiff) que le champion de France (44,5 millions pour Paris) !  

Une répartition équitable des droits télés

Si les droits battent des records, ils ne font pas que le bonheur des « gros », les « petits » ont le droit à leur part du gâteau. Il faut savoir que la Premier League est le championnat qui réparti le plus équitablement les sommes reçues par la FA (The #Football Association). A titre d’exemple, le champion d’Angleterre 2017 percevra 210 millions d’€ pour son titre contre 136 millions d’€ pour le dernier, soit un rapport inférieur à 2. Dans le détail, il faut savoir que 50% des sommes perçues sont distribuées à part égale puis deux autres critères sont alors pris en ligne de compte pour les sommes restantes : la diffusion (30%) et la notoriété (20%). Les droits internationaux, qui viendront se rajouter, sont eux aussi répartis à part égale. Et même relégués, les clubs continuent à percevoir de l’argent, environ 84 millions d’€, pendant quatre ans pour éviter la faillite.

Combien valent les grands championnats ?

Le grand rival à la Premier League anglaise est la Liga espagnole qui voit ses clubs négocier directement avec les chaines de télévision, ce qui rapporterait un global de 800 millions d’€ par saison (marchés domestique et international). Le Real Madrid et le FC Barcelone empochent d’ailleurs 140 millions d’€ chacun ce qui constitue à l’heure actuelle un record. Vient ensuite la Serie A italienne, le Calcio coutera dès 2015 et jusqu’en 2018 à Sky (encore !) et à Mediaset, qui se partagent le bébé, 945 millions d’€ chaque année. Enfin du côté de la Bundesliga allemande, on retrouve Sky Allemagne (toujours !) qui dépense, depuis 2012 et encore jusqu’en 2016, 485,7 millions d’€ par saison pour les matches de l’élite mais aussi ceux de seconde division. Et quand on a le porte-monnaie, on a tous les droits. De partout en Europe on a vu apparaître de nouveaux horaires pour les matches : le dimanche midi en Espagne, le dimanche 14 heures en France et l’Angleterre va découvrir pour la première fois le foot le vendredi.

Le football devient donc une denrée de plus en plus sélective en Angleterre, réputée pour pratiquer les prix les plus chers pour accéder à ses stades. Il en coutera au minimum aux Britanniques 46 £ / mois pour accéder aux différentes chaines de Sky Sports (environ 58 €) et 29,49 £ / mois pour les chaines du bouquet de BT Sports (environ 37 €).