La CAN est dans sa dernière ligne droite. Quatre équipes vont se disputer le sacre. La première demi-finale opposera ce mercredi soir la Côte d'Ivoire à la République Démocratique du Congo et la seconde le Ghana à la Guinée Equatoriale. De véritables affiches ? « Je dirais plutôt deux affiches inattendues », souligne Sandra Tshiyombo, journaliste sportive à Canal +. « La RDC est un peu miraculée et la Guinée Equatoriale va jouer la première demi-finale de son histoire ». Ancien international camerounais, Romarin Billong ne considère pas vraiment ces matchs comme des « affiches ». « Il manque des équipes comme le Cameroun, le Sénégal et l'Algérie ».

Publicité
Publicité

Dès lors, facile de donner un favori pour le titre suprême ? Pas vraiment. « Le Ghana même si aucune équipe ne s'est vraiment détachée », indique la journaliste. « La Côte d'Ivoire a un vécu supplémentaire et un joueur comme Bony peut faire la différence », explique Romarin Billong. « Je ne suis pas convaincu par la Côte d'Ivoire qui a mis du temps à se lancer sans convaincre. Yaya Touré n'est pas vraiment là et Gervinho revient de suspension », fait remarquer pour sa part Sandra Tshiyombo. Le débat est donc lancé.

La Tunisie s'est fait voler

Et si finalement, une équipe surprise venait à surprendre tout son monde ? « La RDC commet beaucoup d'erreurs défensives. Elle était menée 0-2 avant de l'emporter 4-2. Je tiens quand même à souligner que l'équipe possède le seul coach africain à ce stade de la compétition. En tout, il n'y en avait que trois sur seize », indique la journaliste.

Publicité

« Si la RDC est éliminée en demi-finales, ce n'est pas un affront. La Guinée Equatoriale est, quant à elle, une équipe opportuniste avec un jeu moyen », commente pour sa part l'ancien international. Les grands absents à ce stade de la compétition sont les pays du Maghreb. « On dirait que lorsque ces équipes ne sont pas chez elles, ça ne va pas. Le jeu technique n'arrive pas à l'emporter contre les formations physiques subsahariennes », explique l'ex-footballeur. « La Tunisie s'est quand même fait voler suite à ce penalty sifflé dans les arrêts de jeu face au pays organisateur ». De quoi déjà réveiller des soupçons de corruption. « Je n'irais pas jusque-là même si cet arbitre mauricien avait déjà été impliqué dans d'autres affaires », poursuit Romarin Billong. Convaincu qu'Hervé Renard peut rééditer la même performance avec la Côte d'Ivoire de 2015 qu'avec la Zambie de 2012, équipe avec laquelle il avait été sacré. #Football