Le tour du Qatar a la réputation d'être une très bonne préparation pour les classiques à venir dans l'année. Après de longues traversées du désert dans des conditions parfois dantesques, les coureurs ont souvent l'habitude d'en découdre dans un sprint final. Dans cette configuration, le Norvégien Kristoff tire parfaitement son épingle du jeu depuis le début de l'épreuve. Après un succès dans la deuxième étape, il a réédité sa performance ce mercredi, dans l'étape reliant Al Thakira à Mesaieed. Les trois échappés du jour n'auront pas su aller au bout de leurs efforts. Ils ont été rattrapés à vingt kilomètres de la ligne d'arrivée. C'est alors que plusieurs équipes se sont mises à rouler dans de longues lignes droites très éprouvantes vu la force du vent.

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Impossible pour un quelconque baroudeur de sortir du peloton vu sa vitesse et son étendue.

On a bien vite compris qu'un sprinter s'imposerait à nouveau après Rojas, lors de la première étape et Kristoff. Les regards se sont tournés vers l'Allemand Kittel. Mais le spécialiste n'a finalement pas participé au sprint final. Même cas de figure pour le Belge Tom Boonen. Pour ce dernier, l'explication est claire. Terpstra, son compatriote néerlandais de l'équipe Quick Step, est en tête du général. Pas question donc de prendre des risques ! Car le leader est bien placé pour gagner son deuxième tour du Qatar d'affilée. Le Belge devra donc jouer l'équipier modèle jusqu'à vendredi. Et quid de Peter Sagan ? Il s'est montré par rapport aux derniers jours et a terminé deuxième de l'étape.

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Une quatrième étape courue en 4h15 avec une moyenne de 38km/h.

Kristoff à 21 secondes de Terpstra

Kristoff, de l'équipe Katusha, a donc une nouvelle fois montré la confiance qui l'habite dans ce type d'exercice. Il n'a pris aucun risque durant la journée pour finalement coiffer tout le monde au final. Ce n'est donc pas la perte de son maillot jaune lors du contre-la-montre de la veille qui l'a découragé. Terpstra, vainqueur de ce chrono, reste en jaune mais voit toujours Kristoff dans sa ligne de mire, à 21 secondes. Le dernier vainqueur de Paris-Roubaix devra redoubler de vigilance s'il veut s'emparer de ce tour. Car ce jeudi, les conditions de course seront tout autres. Et on pourra voir si l'équipe Quick Step a les épaules assez solides pour placer un de ses coureurs sur la première place du podium. Car battre Wiggins et Cancellara au contre-la-montre est une chose. Mais remporter le tour du Qatar en est une autre.