« Une Fédération, ce n'est pas que l'équipe de France. Ça, ça ne prend que deux mois par an. Ce qui me laisse dix mois pour le reste. » Dans le nord de la Seine-et-Marne, à Montry, Noël Le Graët vient confirmer ses bonnes relations avec le #Football amateur. Venu inaugurer une pelouse synthétique, le président de la Fédération française de football en a profité pour réagir au sujet de la précarité des sportifs professionnels. « Thierry Braillard a raison, estime-t-il. C'est extrêmement compliqué pour les sportifs de se reconvertir une fois leur carrière terminée. Les footballeurs ne sont pas à plaindre, évidemment. Mais un joueur professionnel en Ligue 2 doit réfléchir à sa reconversion. C'est un métier qui ne dure qu'un temps. » Toutefois, Noël Le Graët différencie bien deux branches dans son sport.

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« Dire que le football est riche, ce n'est pas vrai, lance-t-il. Il ne faut pas mettre dans le même panier les joueurs vedettes et les joueurs qui gagnent leur vie avec le football. »

Heureux d'avoir "prolongé Didier Deschamps, quelqu'un avec qui je m'entends bien" mais aussi de posséder une belle génération avec Pogba, Griezmann ou Varane, le président de la FFF espère que 2015 sera une année avec des changements positifs. Le premier défi du monde du ballon rond serait une réforme du football professionnel. « On a poussé la Fédération à faire sa réforme il y a quelques années, plaide-t-il. Je le dis amicalement à Frédéric Thiriez. Deux instances (ndlr : la ligue de football professionnel et l'union des clubs professionnels de football), c'est trop. Deux instances pour 40 personnes, ça ne colle pas. Les clubs pros doivent réintégrer la Ligue. » Son autre défi est plus grand encore : l'organisation de la Coupe du monde féminine 2019.

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« Ce serait extraordinaire, reconnaît Noël Le Graët. Quand on voit les progrès du football féminin. Elles sont 83 000 licenciées aujourd'hui. Elles étaient moins de 40 000, il y a trois ans. »