Les #Jeux Olympiques 2024 se dérouleront-ils avec la Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe en toile de fond? Il est aujourd'hui permis d'y croire. Après de longs mois d'hésitation, Anne Hidalgo, maire de la capitale, a enfin décidé d'appuyer la candidature de Paris auprès tout d'abord des autorités de la ville.

Ce jeudi 12 février a donc été l'occasion pour la maire de présenter au Conseil de Paris une étude des coûts et possibilités réalisée par Bernard Lepasset, président du Comité français du sport international. Finalement, le Conseil et Anne Hidalgo auront jusqu'avril pour prendre une décision, et présenter la candidature de Paris en juin au plus tard.

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Un budget colossal

Si l'étude de Bernard Lepasset reste bien évidemment confidentielle, histoire d'éviter de donner des idées aux autres villes concurrentes comme Rome, Boston, Berlin et Hambourg, quelques éléments ont déjà filtré, dévoilant notamment quelques chiffres sur le budget qu'il faudrait dégager. On estime ainsi à six milliards d'euros le coût total de l'organisation de ces Jeux Olympiques, répartis selon différents secteurs : 3,2 pour le déroulement de la compétition, 3 milliards pour les infrastructures à construire et à aménager pour l'occasion comme le Village olympique, et 200 millions pour l'accessibilité aux Jeux pour les personnes à mobilité réduite. Au final, Bernard Lepasset se veut confiant : en terme d'infrastructures, Paris compte déjà de quoi satisfaire le comité olympique.

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Il ne faudrait ainsi construire qu'une piscine, le Village olympique et un centre dédié aux médias. Une bagatelle donc, comparé aux budgets dégagés par Rio pour les Jeux de 2016 (12 milliards) et Londres en 2012 (14 milliards). "C'est sur que c'est un coût, surtout en période de crise, mais cela peut aussi relancer un pays comme lors des Jeux de Londres qui a eu des répercussions positives sur le pays, et cela permettrait aussi des créer des emplois", nous confie Laure Manaudou, fervente supportrice de ces Jeux. "Cela pourrait encourager les jeunes à persévérer dans leur passion pour faire les Jeux en France. Les sportifs seraient bien entendu plus motivés et il y aurait des structures plus importantes pour certains sports dont la natation", ajoute-t-elle également.

Et qui dit peu d'investissements, dit peuple motivé : selon un récent sondage, près de trois Français sur quatre soutiendraient la candidature de la capitale française. Profitant de l'évident engouement, Bernard Lepasset a même proposé un financement participatif à hauteur de 60 millions d'euros pour financer la campagne pour présenter la candidature de Paris en 2017.

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Malgré des solutions qui se dégagent donc peu à peu, Anne Hidalgo souhaite tout de même rester prudente. « Etre candidat est un sujet trop important pour être réservé à des enthousiasmes et à des impatiences. C'est en avril que le Conseil de Paris se prononcera sur les Jeux olympiques », a-t-elle déclaré ce jeudi à la remise du dossier.

Un choix à faire

Parce que rien n'est encore joué et que le Conseil de Paris se retrouve en réalité devant un dilemme. La capitale française est en effet également candidate pour héberger l'Exposition Universelle de 2025, une candidature validée il y a déjà plusieurs mois et annoncée par le président François Hollande lui-même lors d'une interview accordée à TF1. Paris sera-t-elle capable d'organiser ces deux événements d'envergure internationale à une année d'intervalle ? Pour Jean-Christophe Fromentin, député UDI qui se consacre depuis de nombreux mois à la candidature parisienne pour l'Exposition Universelle, ce n'est pas possible. « La France n'a pas accueilli d'expo universelle depuis 1900, de JO depuis 1924. Tout d'un coup, on voudrait accueillir deux événements parmi les plus importants au monde. On ne peut pas comparer une expo universelle à des JO, qui sont un évènement médiatique ponctuel. Une expo universelle, en termes d'emploi, d'impact économique, est extrêmement bénéfique. On a encore aujourd'hui les bénéfices des expos universelles du XVIIIe », a-t-il déclaré, dépité par le revirement d'Anne Hidalgo, qui avoue aujourd'hui soutenir davantage les Jeux Olympiques que l'Exposition Universelle. Le coût de celle-ci n'avoisinerait pourtant que les 3 à 4 milliards d'euros. Une chose est sûre : la ville de Paris ne pourra se permettre de dépenser près de 10 milliards pour l'organisation de deux événements, aussi importants et rémunérateurs soient-ils. Entre Expo et JO, il va falloir choisir.