L'année passée, il s'en était fallu de peu pour que le PSG, dominateur à l'aller (Victoire 3-1 au Parc des Princes) ne résiste suffisamment à Chelsea (2-0 à Stamford Bridge) pour l'éliminer au retour des quarts de finale de la Champions League. Cette saison, rebelote, les deux équipes s'affrontent de nouveau, mais cette fois, en 8ème de finale. Et si la plupart des observateurs conviennent d'une équipe londonienne plus forte que la saison passée face à des Parisiens bien moins maîtres de leur sujet, la donne n'est peut-être pas si univoque. Oui, l'équipe de Laurent Blanc peut déjouer les pronostics.

«Paris joue moins bien qu'en 2014.» Et alors ?

En 2014, la France du ballon rond n'avait d'yeux que pour ces 3 là : Verratti -Thiago Motta - Matuidi était ce trio qui incarnait la force d'un PSG très « guardiolien », capable de conserver le ballon durant de longues minutes, avant de trouver le décalage pour ses canonniers, en tête, Ibrahimovic...

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ce qui n'avait pas suffit en 180 minutes pour faire tomber l'ogre Londonien. Aujourd'hui 17 février, où en sommes-nous ? Les hommes de l'ancien libéro de l'Équipe de France paraissent loin de cette maîtrise. En cause, un turnover post-Coupe du Monde mal digéré au milieu de terrain allié à une animation offensive beaucoup moins performante. Têtes de gondole de cette mauvaise passe prolongée, un Motta dont on ne saisit plus vraiment l'utilité dans l'entre-jeu et un Cavani en totale perdition. C'est là que survient la surprise de ces dernières semaines : abstraction faite du dernier match face à Caen, le PSG 2015 ressemble plus à celui qui fut champion... sous les ordres d'Ancelotti, à savoir, une équipe très hermétique, qui joue relativement bas, regroupée autour d'une charnière Thiago Silva- David Luiz enfin performante.

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Et ceci peut changer la donne face à la formation de Mourinho qui, elle aussi, a effectué récemment une mue somme toute radicale.

«Chelsea joue beaucoup mieux qu'en 2014.» Justement.

En effet, le marché estival du « Mou » a modifié le visage de Chelsea. Connu comme un monstre tactique souvent implacable mais assez désagréable à voir jouer, voilà le club d'Abramovitch transfiguré par le maestro Fabregas et l'artilleur Diego Costa. Alliés aux performances d'Eden Hazard qui s'éclate comme jamais et à la vista d'un Matic, entre autres, les blues ont changé de philosophie : meilleure attaque de Premier League, séduisants dans le jeu et leaders incontestés... Mais revers de la médaille, subissant des défaites pour ainsi dire inédites, en encaissant beaucoup de buts, comme le prouve celle du 1er janvier face à Tottenham (3-5). C'est cela que les hommes de Laurent Blanc peuvent exploiter.

Un tout autre match que la saison passée

A l'aune de ces observations, PSG-Chelsea devrait être une confrontation bien différente qu'en 2014.

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Et si la récente cascade de blessures côté parisien n'incite pas à l'optimisme, un élément donnera peut-être la foi aux supporters parisiens : André Schürrle, qui avait fait si mal l'année passée, vient de rejoindre Wolfsburg. Dès lors, en tenant Costa, en limitant l'impact des ailiers, Hazard et Cuadrado en tête, en bataillant avec le milieu de terrain blues et en concrétisant ses quelques occasions, Paris peut créer la sensation. En somme, elle peut battre Mourinho à la Mourinho. Cela vous paraît énorme ? C'est normal; c'est même ce qu'il faut, en Ligue des Champions. #Football