Invité de l'émission Un soir à la Tour Eiffel, diffusée jeudi soir sur France 2, Charles Biétry a évoqué la récente affaire Zlatan Ibrahimovic, survenue dimanche dernier.

Avant d'aller plus loin, un petit rappel des faits s'impose. La semaine passée, l'attaquant star du Paris Saint-Germain est passé par tous les sentiments ; frustré suite à son carton rouge face à Chelsea, soulagé par la qualification de son équipe, et de nouveau en colère après la défaite en terre girondine (2-3), malgré son doublé. Au terme de cette partie, il s'en était violemment pris, dans des propos désormais connus de tous car largement commentés, aux arbitres et, semble t-il, à la France.

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« Pays de m**** qui ne mérite pas le PSG »

Interrogé sur l'incident, l'ancien directeur des sports de Canal +, également ex patron de BeinSport, a souhaité « remettre les propos d'Ibrahimovic dans leur contexte. » Avant de préciser sa pensée : « il ne parlait que de #Football. En dix-sept ans à Canal +, j'ai souvent été confronté au même genre de scène. La responsabilité de notre édition était alors de passer ou de ne pas passer les images. Ainsi, nous ne diffusions parfois pas les images afin que le footballeur demeure un exemple. Aujourd'hui, on diffuse tout. »

Au-delà des propos en eux-mêmes, Charles Biétry regrette la dimension prise par cette affaire, qui a valu les réactions de nombreux politiques. « D'accord, on parle d'une faute d'arbitrage. On parle de propos qui ne sont pas pardonnables, d'accord aussi. Mais que derrière tout ceci, on entende des débats sur le malaise identitaire dans notre pays, que le PSG est une équipe qui vient du Qatar, avec un président arabe... Tout ceci me gêne beaucoup, » conclut-il.

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L'affaire Ibrahimovic a toutefois le mérite d'apporter de réelles questions sur la façon dont les médias traditionnels (télévision, radio, presse écrite) traitent l'information. Face à l'immédiateté dans la circulation des nouvelles sur la toile et les réseaux sociaux, la course au sensationnel, qui a certes toujours existé, peut vite dégénérer. Il y a là un vrai enjeu médiatique, une véritable responsabilité, qu'il faut naturellement prendre en compte, à l'instar d'images violentes pas forcément diffusées lors de conflits guerriers.

BN #Paris sport