Alors que de nombreux observateurs s'attendaient à une nouvelle domination des pilotes Mercedes, c'est un Sebastian Vettel des grands jours qui a permis à l'écurie italienne de remporter son premier GP depuis mai 2013. Par la même occasion, le pilote allemand empoche sa 40e victoire en F1 au terme d'une course que son team et lui-même auront mené de main de maitre.

Durant les essais du samedi le néo-pilote Ferrari avait déjà semé les troubles fête. Au terme de la séance, disputée en partie sous le déluge, baby Schum avait réussi à signer le deuxième meilleur chrono du jour, derrière Hamilton mais devant Rosberg. Mais à ce moment-là, on se demandait uniquement combien de temps il pourrait conserver cette deuxième place durant la course …

Un bon départ et une stratégie payante !

Donné sur piste sèche, Hamilton prend le meilleur départ et conserve sa place de leader.

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Mais les regards sont braqués sut Vettel et Rosberg. Ce dernier, légèrement mieux parti attaque directement son compatriote mais Vettel se défend bien et conserve la deuxième place.

Très propres dans l'ensemble, les deux premiers tours ne voient que deux légers incidents se produire. Maldonado (Lotus) le grand habitué du genre, et Raikkonen (Ferrari) sont tous deux victimes de crevaison. Ils devront donc déjà faire un premier détour par les stands. Le pilote Finlandais qui espérait ramener des gros points voit déjà sa course ruinée après deux tours….

Mais c'est sans compter sur la sortie de piste d'Ericsson ! Beaucoup trop large en sortie de virage, le pilote Sauber commet une erreur de débutant en finissant bloqué dans les graviers. Une erreur qui va faire changer la course de physionomie. Pour éviter tout risque d'accident, les commissaires décident de déployer la safety car !

Une grande majorité des pilotes rentrent alors aux stands pour chausser des pneus durs et espérer rester en piste le plus longtemps possible.

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Hamilton et Rosberg en font partie. Mais pas Vettel, qui continue avec ses pneus médiums et prend par la même occasion la tête de la course. De plus, quelques pilotes l'ont imité. Ce qui a pour conséquence qu'Hamilton ne se retrouve qu'en 6e position à une dizaine de secondes du leader au moment où la safety car rentre. Pour Rosberg, c'est pire encore, il n'est que 9e à une quinzaine de secondes !

« Ferrari is back », tirs groupés par équipe

Des écarts que les pilotes Mercedes ne parviendront jamais à résorber pendant le restant de la course. Vettel, Rosberg et Hamilton s'entre dépasseront bien quelques fois mais surtout en raison de leur stratégie respective décalée. Sebastian Vettel s'imposant à l'arrivée avec 9 secondes d'avance sur Hamilton 2e et 12 secondes sur Rosberg, 3e.

Raikkonen, auteur d'une belle course malgré son manque de chance au départ termine à une belle 4e place. Sans sa crevaison, il aurait certainement pu se battre pour le podium. Bref, comme l'a crié le directeur de course de la Scuderia dans le casque de Sebastian Vettel à la fin de la course : « Ferrari is back ».

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Il faudra toutefois confirmer pendant le reste de la saison…

Derrière les Ferrari et les Mercedes, on retrouve les Williams de Massa (5e) et Bottas (6e). Les Torro Rosso de Verstappen (7e) et Sainz (8e) se paient elles le luxe de devancer leurs grandes sœurs de l'écurie Redbull. Il est à signaler que le jeune prodige hollandais a une nouvelle fois fait preuve d'une grande maturité tout au long de la course, ce qui pourrait fait taire les nombreuses critiques qui s'abattent sur le jeune homme. De nombreux « spécialistes » s'insurgeant sur le fait que le pilote de 17 ans ne possède même pas de permis de conduire dans la « vraie » vie !

Derrière les Torro Rosso, on retrouve donc les RedBull, Kyvat (9e) devançant Ricciardo (10e). Romain Grosjean place lui sa Renault à la 11e place. Le pilote français voyait sa course ruinée au 3è tour suite à un accrochage avec Perez ! Le Mexicain s'est d'ailleurs vu infligé une pénalité de 10 secondes suite à cet incident.

Plus loin sur la grille, signalons que Manor a réussi à faire terminer la course à son unique « bolide » partant. L'espagnol Merhi a beau avoir terminé la course à 3 tours de Vettel, il l'a terminée et c'est bien l'essentiel.

Une « prouesse » qu'aucune des McLaren-Honda n'a pu égaler. Alonso comme Button devant abandonner, respectivement au 42e et au 23e tour L'Espagnol l n'aura donc pas réalisé de miracles pour son retour après son incident ultra médiatisé et pour le moins bizarre …

Le prochain Grand-Prix se disputera en Chine dans deux semaines ! #Automobile