Les dix jours de compétition écoulés ont été marqués par la domination assommante des maîtres du #Tennis mondial. Un règne sans partage, ou presque, au profit duquel nos champions conservent une fraîcheur certaine avant la passe d'arme décisive.

Novak Djokovic, Roger Federer, Andy Murray et... Milos Raonic. Seul représentant du Nouveau Monde, le Canadien est venu gâcher la fête annoncée du Big Four du tennis mondial, en éliminant Rafael Nadal au terme d'une folle remontée (4-6, 7-6, 7-5). Pour le reste, les têtes de séries tiennent leur rang. Mieux elles le surpassent, surclassant tous leurs adversaires, à l'image d'un Federer des grands jours qui balayait Tomas Berdych dans l'après-midi du 20 mars (6-4, 6-0). 

Djokovic et Federer plus frais

Favoris parmi les favoris, Djokovic et Federer ont survolé le tournoi.

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Solides, ils ont remporté tous leurs matchs en deux manches, voire moins... Djokovic a en effet profité de l'abandon de Bernard Tomic pour se hisser en demies. Forcément, ça vous économise les guibolles. De quoi se présenter frais et dispo à l'attaque du dernier virage. De ce point de vue Murray, et surtout Raonic, souffriront d'un léger déficit

Et justement, c'était bien là l'idée : conserver sa fraîcheur. Une donnée souvent décisive dans les affrontements de haut de tableau, et de fin de semaine. Fins connaisseurs du circuit ATP, Djokovic et Federer -respectivement 17 et 15 matchs disputés cette année- avaient d'ailleurs prévu leur coup en s'économisant ces dernières semaines. Les deux favoris des demi-finales n'ont ainsi pris part qu'à un seul tournoi depuis l'Open d'Australie en janvier, celui de Dubaï, où ils se sont d'ailleurs affrontés en finale.

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Le poids des années

L'expérience et la fraîcheur jouent donc en faveur des deux meilleurs joueurs mondiaux, Roger Federer et Novak Djokovic. Surtout qu'historiquement, le tournoi du désert californien ne glorifie que les géants. Sur les 11 dernières éditions, 10 ont été remportées par le triumvirat Federer-Nadal-Djokovic. Un constat renforcé par le faible présence d'outsiders dans le dernier carré. C'est encore plus vrai depuis cinq ans et la lente agonie du tennis US. John Isner se retrouve à tenter de défendre les couleurs de son pays depuis les pertes de vitesse de James Blake, Andy Roddick et Mardy Fish.

En 2015, des exceptions existent tout de même : Dolgopolov en 2014, Isner, finaliste en 2012, et Ljubicic, vainqueur en 2010. Mais la tâche semble ardue pour Milos Raonic qui a dû batailler ferme pour éliminer Rafael Nadal. Opposé au métronome suisse en demi-finale, il risque d'en subir la foudre. De son côté, Murray n'a pas forcément convaincu lors de son examen de passage. Son absence du palmarès vient d'ailleurs souligner les failles récurrentes de l’Écossais dans les grands rendez-vous.

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Le désormais protégé d'Amélie Mauresmo apparaît encore une fois comme le moins crédible des tauliers du Big Four, dont il avait été éjecté l'an passé par l'éblouissant parcours de Stanislas Wawrinka. Mais qui sait, le sujet de Sa Majesté pourrait bien se révéler sous son meilleur chez ses cousins des colonies.

A l'apogée de cette première tournée sur dur de la saison, les joueurs sont rodés. Le tournoi de Miami, qui la clôt, en ligne de mire, ils auront tous à cœur de bien terminer ce premier grand tournoi du printemps. Pas de doutes, les demies du week-end verront les idoles d'Indian Wells lutter sans relâche et, espérons-le, avec panache, pour une couronne.