C'est une grande victoire pour le #Football féminin français. Ce jeudi, quelques heures avant l'annonce officielle des dates pour le mondial 2022 au Qatar, le comité exécutif de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a annoncé peu après 18h que la France, préférée à l'autre finaliste, la Corée du Sud organiserait la Coupe du Monde de football féminin en 2019. La compétition, qui doit se dérouler au mois de juin, accueillera 24 nations pour un total de 52 matches. Au total, onze villes sont pressenties pour abriter ces rencontres, mais seules neuf d'entre elles seront retenues. Lyon, dont l'équipe féminine est l'une des plus en vue ces dernières années au niveau européen, hébergera le match d'ouverture du tournoi ainsi que la finale.

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Les joueuses enthousiastes



Dès l'annonce de la FIFA, les réactions enthousiastes se sont multipliées dans les médias et sur les réseaux sociaux. Noël le Graet, président de la Fédération Française de Football, a tenu à remercier "le comité exécutif de la FIFA et son président Joseph Blatter de la confiance qu'ils nous témoignent", dans un communiqué. "Mes remerciements s'adressent aussi à l'État, aux villes, au CNOSF, au Centre National du Développement du Sport qui se sont mobilisés pour notre candidature. Cette candidature n'aurait pas été possible sans le monde amateur (ligues, districts, clubs) qui se dévoue au quotidien en faveur du football féminin", déclarait-il également. Patrick Kanner, Ministre des Sports, a quant à lui laisser échapper sa joie sur Twitter : "Quelle fierté pour notre pays d'accueillir en 2019 la Coupe du monde féminine de football ! Un grand bravo à la FFF".

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Principales intéressées, les joueuses de la sélection tricolores n'ont, elles non plus, pas tarder à réagir : "En tant que joueuse, savoir que cette compétition va se jouer dans mon pays, c'est magnifique. Pour les gens qui travaillent pour le football pratiqué par les femmes, c'est juste immense", a souligné la parisienne Laura Georges. L'émotion était la même pour Wendy Renard, capitaine des Bleues : "C'est une fierté, un honneur, c'est beaucoup d'émotion de savoir qu'on va jouer chez nous. Il y a énormément de personnes qui ont bossé pour ça. Ça fait chaud au cœur de voir qu'on a été choisi pour organiser la plus belle des compétitions".



Une belle promotion du football féminin



Surtout, l'organisation du mondial 2019 en France sera l'occasion de mettre davantage en lumière le football féminin. Frédéric Thiriez, président de la Ligue Professionnelle de Football, n'a pas manqué de le souligner dans un communiqué : "Après l'Euro 2016, la Coupe du Monde féminine 2019 ! C'est une nouvelle fantastique pour le football féminin en France. Déjà en plein boom, la discipline va pouvoir poursuivre son développement spectaculaire et continuer à attirer de nouvelles licenciées. Bravo à la Fédération Française qui a effectué un travail remarquable et déposé un dossier de grande qualité". Brigitte Henriques, secrétaire générale de la Fédération Française de football, en charge du développement du football féminin, abonde dans le même sens : "C'est fabuleux pour le football féminin français. C'est historique. On est vraiment content que la FIFA ait fait ce choix. C'est une belle récompense pour ceux qui œuvrent depuis longtemps pour le développement du foot féminin. C'est un grand pas de franchi pour foot féminin français. Si on commence à organiser un Mondial pour les femmes, ça veut dire que les mentalités évoluent". Enfin, après avoir terminé quatrième de la Coupe du Monde allemande en 2011, puis des Jeux Olympiques de 2012 au Royaume-Uni, la sélection tricolore espère s'inspirer des Bleus de 1998, et aller chercher le titre dans quatre ans : l'accueil de la compétition constitue ainsi pour Philippe Bergeroo, l'actuel sélectionneur, "une magnifique opportunité pour l'avenir. Plusieurs de mes joueuses ont moins de 25 ans, elles composeront l'ossature de la sélection dans quatre ans. La France aura une équipe compétitive en 2019".