Comme le club qu'il entraine, il est le fonds de commerce de certains commentateurs sportifs qui n'arrêtent pas de faire et défaire l'histoire du #PSG et du microcosme qui l'entoure.

"Second choix", il a su s'imposer.

Embauché par les Qataris comme "second choix", on l'attendait au tournant et ne donnait pas cher de sa peau, le pensant trop frêle pour le costume à endosser. Attitude pour le moins étrange, car il n'avait certes pas beaucoup de recul, mais son passé de joueur et ses réalisations comme entraineur ne sont pas contestables. 

Le président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, s'il a des objectifs à respecter vis-à-vis des bailleurs de fonds, sait que pour construire, il faut du temps. La stabilité dont fait preuve l'effectif, y compris l'entraineur, permet le travail pour le futur. Il faut laisser le temps au temps. #Laurent Blanc, garçon discret, suit sa feuille de route, assumant ses choix et responsabilités. Par exemple décrié pour continuer à faire confiance à Thiago Silva, dans le dur après la Coupe du Monde. Il a reçu une belle récompense par le comportement de son capitaine revenu à son meilleur niveau. Beaucoup auraient peut-être cédé à la pression médiatique... 

Les qualités de l'homme sont évidentes. Sa première saison à Bordeaux, qui n'était alors pas une équipe spécialement flamboyante, l'a bien prouvé. Depuis le "Président" a engrangé de l'expérience, affiné sa technique. 

À 49 ans a-t-il soudain pris une autre dimension après ce Chelsea-PSG ? Non, il a toujours été grand, par la taille 1,93m, mais par le talent aussi. La vision et la perception des gens ont changé par rapport à lui, mais lui est toujours le même. Comme le bon vin, il se bonifie en vieillissant.

Le parcours du "Président"

Formé au club de Montpellier il y restera huit ans et il jouera dans neuf clubs professionnels durant sa carrière.

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Défenseur respecté, il est réputé pour ses qualités techniques, sa vision du jeu et son sens du but. Champion du Monde en 1998 et d'Europe en 2000, il fait partie de cette bonne "cuvée 60" qui maintenant officie sur les bancs de touche (Zinédine Zidane ou Didier Deschamps).  

"Le Président" a mis fin à sa carrière de joueur en 2003. Après avoir passé ses diplômes d'entraineur, il se met en quête d'un club sérieux. Prenant en main la destinée des Girondins de Bordeaux en 2007, ils finiront 2ème du championnat. Dès sa première saison, il se voit décerner le trophée UNFP de "Meilleur entraineur de l'année de L1". Pour un débutant, cela promet. 

La saison suivante verra Bordeaux devenir champion de France et remporté la Coupe de la Ligue. La troisième année par contre, ils perdront en quarts de finale de la Ligue des Champions face à l'Olympique Lyonnais et finiront 6ème de L1.

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Le bilan de son passage aux Girondins de Bordeaux : 159 matches pour 93 victoires, 31 nuls, 35 défaites.

Après Bordeaux, il prend la succession de Raymond Domenech comme sélectionneur de l'équipe de France. Pas de tout repos, après les incidents de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. Il parvient néanmoins à récoler les morceaux et les Bleus iront jusqu'en quart de finale de l'Euro 2012.

En 2013, il arrive au PSG, prenant la suite de Carlo Ancelotti qui lui rejoint le Real Madrid. Alors Laurent Blanc finira-t-il son contrat au PSG ? Aujourd'hui personne ne sait, probablement pas même lui... Sa décision dépendra surement beaucoup des résultats de la fin de saison chargée qui attend le PSG. 

#Football