C'est probablement l'un des moments les plus difficiles du #Football brésilien. Donnée favorite de sa propre Coupe du Monde, la sélection brésilienne était en passe de se qualifier pour la finale. Elle n'aura rêvé que quelques petites minutes avant que les buts allemands s'enchaînent à vitesse grand V (7-1). Au lendemain de l'élimination, le traumatisme n'est pas prêt de s'estomper au Brésil. Et ce n'est pas le changement de sélectionneur (Luiz Felipe Scolari par Dunga) ou de joueurs qui va améliorer les choses.

Si l'on aurait pu penser que le match entre la France et le Brésil allait rallumer la flamme, il n'en est rien.

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« Personnellement, je ne porte plus aucun intérêt sur la sélection depuis cette date, lâche Alexandre (24 ans). Mes amis journalistes ne sont pas plus intéressés que moi. La population est toujours en colère après l'équipe. Je ne connais personne qui me parle de France-Brésil. » Adriano (27 ans), originaire d'Ipanema est plutôt d'accord avec son compatriote. « Les gens ne sont pas sans cesse connectés avec la Seleçao, explique-t-il. Les médias s'y intéressent un peu plus car ils mettent de l'argent. Personne ici ne va s'arrêter de vivre pour un match comme celui-là. »

Pour Alessandro (24 ans), vivant à Aracaju, c'est un peu plus compliqué que cela. « Il est vrai que de nombreux Brésiliens sont insatisfaits de la Seleçao, note-t-il. Depuis le 7-1, beaucoup ont arrêté de croire en l'équipe nationale. Mais il y a toujours des personnes qui suivent les matches du Brésil. Contre la France, les Brésiliens veulent toujours gagner. Les épisodes de 1998 et 2006 sont des blessures non refermées. Aujourd'hui, le plus grand espoir des fans est de gagner à nouveau et, surtout, remporter les Jeux Olympiques. »

Le faible intérêt des fans brésiliens pour leur équipe nationale se vérifie dans les journaux qui, en Une, parlent de l'affiche entre ...

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Sao Paulo et Palmeiras.