Tony Gallopin, auteur d'un superbe numéro qui lui avait permis de remporter l'étape entre Vence et Nice hier, n'a pas réussi à défendre son Maillot Jaune lors du contre la montre final disputé sur le Col d'Eze.

Malgré les 36 secondes d'avance qu'il comptait sur Richie Porte avant le départ, il ne succédera pas à Laurent Jalabert, dernier Français vainqueur de Paris-Nice en 1997.

Dans un exercice qui ressemblait plus au prologue d'un grand Tour au niveau de la distance, avec seulement 9,5 kilomètres à avaler pour le peloton, le coureur français de l'équipe Lotto-Soudal n'a jamais semblé en mesure de créer l'exploit, sur un parcours montagneux un peu trop difficile pour lui au vu des ses qualités de baroudeur.

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Découvert l'année dernière sur les routes du Tour de France, où son panache lui avait permis de prendre le Maillot Jaune de façon éphémère, Gallopin termine loin, avec 1 minute et 39 secondes concédées sur Richie Porte au terme de ce contre la montre, mais accroche tout de même une encourageante 6ème place au classement général.

Porte remet ça

Le coureur de la Sky, qui remporte son deuxième Paris-Nice après sa victoire lors de l'édition 2013, gagne la course après avoir contrôlé les débats tout au long de la semaine.

Si l'Australien de 30 ans a su choisir les bons moments pour faire la différence sur les routes de la Course au Soleil, comme en témoigne sa victoire lors de la 4ème étape entre Varennes sur Allier et le col de la Croix de Chaubouret, il a aussi su faire preuve d'une grande intelligence tactique en sachant limiter les dégâts suite à l'échappée belle de Gallopin hier après-midi.

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Le podium est complété par le champion du Monde 2014, le Polonais Michal Kwiatkowski (Etixx-Quick Step), en tête de la course une bonne partie de la semaine, ainsi que par le Slovène Simon Spilak, de l'équipe Katusha.

Enfin un Tour de France réussi ?

Lieutenant attitré de Christopher Froome sur le Tour de France, Porte a toujours semblé, aux yeux des observateurs, être en mesure de briguer un podium sur les Champs Elysées.

Malgré cela, le natif de Launceston, en Tasmanie, a pour l'instant surtout manqué d'épaisseur pour réellement prouver ses qualités de rouleur et de grimpeur sur la Grande Boucle et ses 3 semaines d'enfer.

34ème en 2012, 19ème en 2013, et enfin 23ème en 2014, Richie Porte n'a jamais réussi à se montrer solide sur l'intégralité de la durée de l'épreuve reine.

Néanmoins, son potentiel ne peut être remis en cause, comme en atteste sa 7ème place au classement général du Giro en 2010, lors duquel il avait porté le Maillot Rose pendant 3 jours. #Cyclisme