À Marseille, le #Football est une passion et l'#OM coule dans le sang des supporters. Jean-Philippe, 42 ans, fait partie de la section Avignon des Ultras. Et le stade Vélodrome est son jardin d'Éden depuis plus de 20 ans.

Blasting News : Depuis quand êtes-vous supporters de l'OM ?



Jean-Philippe : Depuis toujours. Je suis abonné aux Ultras depuis 1992. Au début, j'allais simplement au stade, mais au fil du temps je suis entré dans la section Avignon du club de supporters des Ultras, et j'en ai été le président pendant une dizaine d'années. Il y a toujours eu des supporters de l'OM à Avignon, et la section, c'est surtout l'histoire d'une bande de copains.

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En tant que président, on gère les abonnements et on organise les réunions. Cela fonctionne plutôt comme une association. À mon époque, on était environ 80 à faire partie de cette section, mais nous sommes un peu moins aujourd'hui, notamment depuis que les politiques ont mit le démantèlement des clubs de supporters sur la table. On avait un espace dans la tribune où toute la section se retrouvait les soirs de matchs, mais on est un peu plus dispersés aujourd'hui par la force des choses. On se retrouve plus pour l'apéro maintenant !



BN : Cet OM - Paris Saint-Germain a-t-il une valeur particulière pour vous cette année ?



J-P : Forcément oui. On est en fin de saison, on est dans la course au titre et surtout, on y croit dur comme fer. C'est un match très important pour l'OM, et une défaite hypothéquerait nos chances de titre, c'est un rendez-vous à ne pas manquer.

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BN : D'autant plus que Marseille reste sur six revers consécutifs contre Paris ?



J-P : Nous n'avons jamais eu à rougir de nos défaites. Lors de notre dernière confrontation, Gignac (Pierre-André) a touché la transversale et on a vu des décisions un peu limites de l'arbitre. Il faut bien avouer que depuis l'ère Qatari, c'est plus dur. Là, il faudra les trois points. Mais il faut quand même dire que nous avons nous aussi réalisé de belles séries de victoires contre Paris avant l'arrivée du Qatar.



BN : Le vélodrome a-t-il prévu un accueil particulier pour les joueurs parisiens ?



J-P : Tout le monde bien sûr sera mobilisé pour encourager l'Olympique de Marseille. On sent beaucoup d'excitation et d'envie à quelques heures du match. Tout le monde a hâte d'y être et d'encourager les nôtres. On ne parle que de ça, tout le monde cherche sa place. Il y aura évidemment une pression plus particulière, plus forte. Plus que jamais, le vélodrome sera le douzième homme.

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BN : Quel est votre meilleur souvenir de clasico ? et le pire ?



J-P :Il y a bien sûr celui de 1993. À chaque fois que je revois les images, j'en ai des frissons. On venait de remporter la Coupe d'Europe, et la victoire contre Paris, c'était l'apothéose (Marseille l'emporte 3-1 et s'envole vers un titre qui lui sera retiré après l'affaire OM-VA). Mais il y a un autre match qui me reste vraiment en mémoire. C'est un déplacement au Parc des Princes, en demi-finale de la Coupe de France (11 avril 1995), alors que nous étions en deuxième division. Nous avions perdu 2-0 mais nous nous étions battu comme jamais, c'était un match de battants. C'est un de mes meilleurs de souvenirs, mais aussi l'un des pires, puisqu'il y avait eu des débordements après le match.



BN : Quel regard portez-vous sur la saison de l'OM ?



J-P : C'est un régal. Cela faisait longtemps, à titre personnel, que je n'avais pas pris autant de plaisir, que je n'avais pas été aussi heureux d'être au stade. Les joueurs se battent, il y a un esprit collectif, de la générosité, ce que nous n'avions pas ces dernières saisons, même l'année du titre avec Didier Deschamps. Nous n'avons pas de joueurs de classe mondiale, mais nous avons une équipe unie qui donne beaucoup de plaisir et qui fait une très grande saison.



BN : Un petit pronostic ?



J-P : L'OM peut faire quelque chose de grand. Je vois bien un 2-0 ou un 3-0. Avec un but de Gignac, il fait une saison remarquable et il le mérite. Puis un but d'un milieu, Romao, qui fait vraiment ses matchs. Et puis pour conclure, un petit dernier de Michy Batshuayi. #PSG