En s'imposant (1-0) contre l'En Avant Guingamp, mardi 7 avril 2015, l'AJ Auxerre s'est qualifié pour la finale de la Coupe de France 2014/2015. Un véritable exploit pour un club de Ligue 2 !

Et c'est ce qui fait tout le charme de la compétition. Chaque année, des « petits poucets » parviennent à éliminer des équipes et à passer plusieurs tours de Coupe de France. Mais, peu réussissent à se hisser jusqu'en finale. Pourtant, avant Auxerre, quelques autres clubs n'évoluant pas en première division ont déjà joué une finale de Coupe de France.

Retour sur leurs exploits.

Nîmes Olympique (1996)

En 1996, le Nîmes Olympique arrive jusqu'en finale de la Coupe de France.

Publicité
Publicité

Alors en nationale 1, les Crocodiles s'inclinent finalement 2-1 contre l'AJ Auxerre après avoir ouvert le score et mené à la mi-temps.

Une fin malheureuse pour un parcours exceptionnel. Pour en arriver là, les Nîmois avaient éliminé l'AS Aint-Priest (Nationale 2) en 32e de finale. Ils s'étaient ensuite défaits de l'AS Saint-Étienne, alors en D1, sur le score de 3-1 en 16e de finale.

En 8e de finale, les Gardois sortent le club de Thouars Foot 79 (0-2) qui évolue au même niveau qu'eux. Nouvel adversaire de l'élite en quart de finale : le RC Strasbourg. Après une rencontre très disputée, le Crocodiles s'imposent 3-2 après prolongation.

Cap sur les demi-finale avec, en face, les voisins du Montpellier HSC. Un challenge de choix pour le Nîmes Olympique qui l'emporte 1-0 et offre une finale de Coupe de France à tous ses supporters.

Publicité

Malgré l'échec sur la dernière marche, cette épopée reste encore dans les esprits de tous au sein du club. Surtout que leur beau parcours leur a ouvert les portes de la Coupe d'Europe pour la saison 1996/1997 !

Calais (2000)

La 83e édition de la Coupe de France a certainement vu l'un des exploits les plus retentissants de son histoire. Il est l'œuvre du club nordiste de Calais RUFC qui joue en Championnat de France amateur (CFA) en 1999-2000.

Après avoir éliminé des équipes de D1 départementale, de Division d'honneur régionale, de CFA2 et de CFA, entre le 4e et le 8e tour, Calais arrive en 32e de finale. Et là, les choses se corsent puisqu'il doit affronter le LOSC, alors en D2. Mais les Nordistes réalisent un premier exploit en éliminant leurs voisins lillois aux tirs au but.

Le défi est plus simple en 16e de finale puisque Calais tombe sur Langon-Castet FC, club de CFA 2 et se qualifie en gagnant 3-0. Retour au choses sérieuses dès les 8e de finale avec la réception de l'AS Cannes (D2) que Calais élimine au tirs-au-but.

Publicité

Une marche est franchie en quart de finale puisque Calais y affronte le RC Strasbourg qui joue alors en D1. Et là, surprise, les Nordistes s'imposent 2-1 dans le temps réglementaire. C'est ensuite que la grosse performance arrive avec l'élimination des Girondins de Bordeaux, alors champions de France en titre, 3-1 après prolongation.

Cap sur la finale au Stade de France. Les joueurs de Calais sont opposés au FC Nantes. Ils ouvrent le score à la 34e minute. A la 50e, les Canaries égalisent par Antoine Sibierski. Ce dernier signera finalement un doublé en inscrivant un pénalty à la 90e minute.

Une défaite cruelle pour Calais dont le mérite est salué par Mickaël Landreau, alors capitaine du FC Nantes. Il invite son homologue calaisien à venir soulever la coupe avec lui à l'issue de la finale. Une image qui restera dans les annales.

US Quevilly (2012)

La Coupe de France réussit bien à l'US Quevilly. Le club normand l'a prouvé à plusieurs reprises ces dernières années. Notamment en 2010 lorsqu'il atteint les demi-finales.

Mais c'est en 2012, alors en National, qu'ils réalisent leur plus bel exploit en parvenant à se qualifier pour la finale de la compétition. Pour en arriver là, les hommes de Régis Brouard ont dû venir à bout du Clermont RC (D7) au 7e tour, du SC Feignies (CFA 2) au 8e tour et du TA Rennes (DH) en 32e de finale.

Dès les 16e de finale, ils tombent sur un club de D2, le SCO d'Angers, qu'ils éliminent 1-0 dans le temps réglementaire. En 8e de finale, Quevilly se débarasse de l'US Orléans, autre club de National 2-0 après prolongation.

Grosse performance en quart de finale avec un succès 3-2 contre l'Olympique de Marseille (Ligue 1) 3-2 après des prolongations haletantes. Du coup, l'élimination du Stade Rennais (2-1) en demi-finale paraît presque anecdotique.

En finale, les Normands jouent contre l'Olympique Lyonnais. Ils s'inclinent finalement 1-0, sur un but de Lisandro à la 28e minute, après avoir vaillamment défendu leur chance et être passé tout près de l'exploit ultime.

Guingamp (2009)

Lors de la saison 2008/2009, le Stade de France accueille une affiche 100 % bretonne en finale de la Coupe de France. Elle oppose le Stade Rennais (Ligue 1) à l'En Avant Guingamp (Ligue 2).

Et ce sont les Guingampais qui s'imposent et réussissent l'exploit de remporter la compétition alors qu'ils ne jouent pas en première division.

Les Bretons avaient précédemment éliminé leurs voisins de Dinard au 7e tour, La Vitréenne au 8e tour, Saint-Omer (DH) en 32e de finale, le Stade Brestois (L2) en 16e de finale, Le Mans (L1) en 8e de finale, Sedan (L2) en quart et le Toulouse FC en demi-finale.

Ils l'emportent 2-1 en finale grâce à un doublé d'Eduardo après l'ouverture du score de Rennes, par Bocanegra.

En 2009/2010, Guingamp représente donc la France en Europa League.

Ils ont failli y arriver

Plusieurs autres « petits poucets » ont réalisé de très beaux parcours en Coupe de France. Ils auraient mérité d'atteindre la finale comme les clubs que nous avons cité.

Mais pour Clermont (Nationale 2), l'aventure s'est arrêtée en ¼ de finale en 1997. Même sanction pour Libourne (CFA) qui sort, avec les honneurs, après une défaite (0-1) après prolongations en 2002. Pareil pour Schiltigheim (CFA2), éliminé en ¼ de finale par Rennes en 2003. Tout comme Brive (CFA) battu en ¼ de finale en 2004 après un parcours magnifique. En 2005, c'est l'US Boulogne (CFA) qui butte sur la même marche.

En 2007, Montceau-les-Mines (CFA) atteint la demi-finale après avoir notamment sorti le RC Lens en quart de finale. Le Gazelec d'Ajaccio fait aussi bien en 2012 avec une demi-finale perdue 4-0 contre l'Olympique Lyonnais. #Football