#OM - #PSG, c'est pour bon nombre de supporters et d'inconditionnels de #Football un rendez-vous hexagonal à ne pas manquer. D'autant plus que cette année, à huit journées de la fin de la saison, les deux clubs sont au coude à coude au classement, et à la lutte pour le titre. Ce Clasico, le 86ème de l'Histoire, pourrait donc être décisif dans la course au trône de champion de France. En cas de défaite, les Phocéens seraient en effet, selon toute vraisemblance, définitivement évincés de cette dernière ligne droite vers le sacre. Et Paris, leader pour la première fois au terme de la 30ème journée, ne veut pas abandonner la première place aussi vite aux Lyonnais, faciles vainqueurs à Guingamp (1-3) ce samedi.

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À ce jour, le Paris Saint-Germain compte 34 victoires, et six succès consécutifs, face à son éternel rival. L'Olympique de Marseille de son côté affiche 33 rencontres gagnées contre le club de la capitale. Et au total, Paris a marqué 108 buts, contre 106 pour l'OM.



Un match pas comme les autres ?



Alors que le Paris Saint-Germain s'apprête à disputer six rencontres décisives en seize jours, parmi lesquelles les deux quarts de finale de ligue des champions contre Barcelone ou encore la finale de la Coupe de la Ligue, l'entraîneur parisien Laurent Blanc préfère voir dans ce Clasico une confrontation comme une autre : "Moi, je n'y donne pas plus d'importance qu'à un autre match. Elle ne vaut pas plus que trois points, ce qui est déjà important, dans notre situation. J'espère qu'il y aura beaucoup d'engouement, dans un stade plein, sur une belle pelouse. On peut s'attendre à un match ouvert, avec beaucoup d'occasions".

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Difficile pourtant de parler d'un match comme les autres. Le défenseur parisien Marquinhos sait lui quelle sera l'attente des supporters parisiens au coup d'envoi : "On sait que c'est toujours un match spécial pour les supporters. Et pour nous aussi, les joueurs. J'attends de nous qu'on fasse un bon match. C'est toujours important de jouer un clasico, tout footballeur veut jouer ce genre de match, mais il faut surtout bien le jouer, et ramener la victoire." Marcelo Bielsa, l'entraîneur marseillais, se réjouit de son côté de vivre à ce genre de rencontre : "C'est une fête du football et je suis heureux d'y participer. C'est important pour les joueurs et les entraîneurs de connaître ça, notamment pour ce que nous transmettent les supporters. Et une des raisons pour lesquelles je suis heureux d'être ici, c'est l'effervescence populaire qui nous est transmise par les supporters de l'OM."



Le Paris Saint-Germain presque au complet



Handicapé ces dernières semaines par différents pépins physiques, le Paris Saint-Germain pourra ce dimanche compter sur l'intégralité de son effectif, exception faite du Brésilien Lucas, toujours indisponible.

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Néanmoins, Laurent Blanc a une nouvelle fois pesté contre le calendrier en conférence de presse : "Mettre un Clasico après une trêve internationale, je ne trouve pas que ce soit une bonne idée, ni que ça soit cohérent. Il n'y a qu'hier (vendredi) que j'ai eu l'équipe à disposition. Et encore, j'avais deux Argentins (Javier Pastore et Ezequiel Lavezzi) qui étaient arrivés à six heures du matin avec la tête à l'envers. On ne peut pas travailler. Ce Clasico aurait mérité une préparation de toute une semaine. C'est un match particulier, on veut du beau jeu, des buts, mais on oublie que pour ça, il faut que les joueurs soient dans les meilleures dispositions possibles. Et je ne pense pas qu'ils le seront." Marquinhos, David Luiz, Serge Aurier et Yohan Cabaye, absents avant la trêve, effectuent leur retour dans l'effectif parisien. Côté marseillais, outre Gianini Imbula, suspendu, et Nicolas Nkouou, blessé, Marcelo Bielsa pourra compter sur tous ses joueurs, revanchards après la défaite 2-0 au match aller au Parc des Princes : "Je suis impatient de débuter ce match, ce derby qui est très important, même sur le plan comptable. On espère en sortir avec un très bon résultat. On verra si on est toujours un prétendant au titre après le coup de sifflet final. On va prendre cette rencontre comme une finale. Je reste très blessé par le match aller parce qu'on avait fait une très bonne entame de match. On avait fait déjouer le PSG, mais on n'avait pas concrétisé nos occasions", résume Mario Lemina sur le site de l'Olympique de Marseille.



Le match a déjà commencé



À Marseille, une bonne partie de la ville est en ébullition, et attend avec impatience le coup d'envoi ce dimanche soir. Au Vélodrome, l'ambiance des grands soirs devrait être au rendez-vous : un tiffo immense devrait recouvrir la tribune Ganay et les deux virages, pour "un spectacle jamais vu dans un stade national" en France préviennent les différents clubs de supporters olympiens. Le match a également commencé sur internet où supporters parisiens et marseillais s'égratignent sur les réseaux sociaux. Lors du rassemblement de l'équipe de France pour les matchs contre le Brésil et le Danemark, le Clasico était également dans un coin de la tête du Parisien Blaise Matuidi et du Marseillais Dimitri Payet. Les deux internationaux ont profité de leurs retrouvailles en bleu pour se chambrer avant le grand rendez-vous : "On pense à ce match depuis un moment. Avec Blaise, on s'est chauffé toute la semaine. Je lui ai dit qu'ils allaient perdre !" plaisantait ainsi l'Olympien. Une version confirmée par le milieu parisien : "Oui, avec Dimitri, nous nous sommes chauffés. C'était bon enfant parce que nous avons tous les deux la parole facile. Je lui ai souhaité de faire un excellent match avec la France puis je lui ai dit : 'Tu peux te blesser à cinq minutes de la fin s'il-te-plaît, juste pour dix jours, histoire de ne pas jouer contre nous." Un OM - PSG, c'est aussi un match de parieurs. L'an dernier, les sites de paris sportifs ont enregistré près d'un million et demi d'euros de mise. Faites vos jeux !