La colère des supporters de Bastia est à son maximum, et pour cause Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de #Football Professionnel a été menacé de mort par ces derniers.

Le président de la LFP n'avait pas souhaité descendre sur le terrain pour serrer la main des joueurs avant le match qui opposait le Paris Saint-Germain à Bastia au Stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue (0 - 4). Thiriez avait déclaré sur RMC : « Il semblerait que les Corses m'en veulent, je ne sais pas pourquoi, mais j'en prends acte. Je ne veux pas leur donner l'impression que je me pavane et gâcher la fête en allant sur le terrain. Le protocole sera donc raccourci. »

L'instance du football français refuse de jouer un match en France le 5 mai en hommage aux victimes du drame de Furiani, qui avait causé la mort de 18 personnes en 1992.

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Ce qui attire la foudre des Bastiais qui ne comprennent toujours pas cette réaction.

Des tensions entre la LFP et les clubs de Ligue 1

Frédéric Thiriez était donc resté dans les tribunes pour éviter de se faire siffler, notamment parce que les supporters du Sporting Club de Bastia ne l'apprécient pas particulièrement. Mais aussi, les dernières sanctions infligées au club du PSG - quatre matchs de suspension pour Zlatan Ibrahimovic par la commission de discipline de la LFP - avaient créé quelques tensions.

« J'ai été un peu mal à l'aise »

Le secrétaire d'État aux Sports, Thierry Braillard, s'est exprimé sur RMC : « J'ai été un peu mal à l'aise. Je ne vois pas pourquoi on n'a pas utilisé le protocole habituel. Les Corses sont partie prenante du Championnat de France, du foot et du sport français. Je regrette un peu ce climat où on ne se sent pas tout à fait tous ensemble, alors qu'on devrait être dans l'unité. »

« Thiriez va connaître le même sort qu'Erignac »

Les menaces de mort à l'encontre du président de la Ligue de Football Professionnel ne datent pas d'hier, selon Le Parisien, les réseaux sociaux regorgeraient de menaces diverses. La Fontaine des innocents, à Paris, a été taguée avec un message écrit en corse, « Thiriez va connaître le même sort qu'Erignac (le préfet assassiné à Ajaccio en 1998 NDLR) ».

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