Après un premier tour qui a réservée quelques surprises, le deuxième tour a été moins riche en sensations...mais pas en émotions !

À l’Est, des scénarios hollywoodiens

Tampa Bay Lightning 4–2 Montréal Canadians

« Sweepés » l’an passé par Montréal au premier tour des playoffs, les joueurs de Tampa Bay tiennent leur revanche. Il faut dire que la série avait bien commencé pour les Floridiens, qui menaient 3-0 avec deux victoires initiales au Canada. Nikita Kucherov (7 points dont 6 buts), l’ailier droit, a littéralement volé sur les rencontres, la foudre sortant de sa crosse sur trois matchs différents. Toujours bien représenté par Tyler Johnson (5 points dont 2 buts), le Lightning a retrouvé ses stars Ondrej Palat (5 points dont 2 buts) et Steven Stamkos (7 points dont 3 buts). De plus, Ben Bishop a tenu la baraque aux cages (94% d’arrêts). Du côté des Canadians, les deux premiers matchs à domicile ont fait mal. Les favoris n’ont pas réussi à refaire leur retard bien que la plupart des matchs furent accroché. Sur la glace, peu de joueurs ont vraiment brillé hormis Max Pacioretty (5 points dont 3 buts).

New York Rangers 4–3 Washington Capitals

Revenir de 1-3 pour l’emporter 4-3 dans un match 7 à la maison après prolongations…on se croirait dans un film. Il faut croire que le Festival de cannes inspire les Rangers. Car ce scénario fut bien celui de cette série. Serrée (tous les matchs se sont décidés par un seul but d’écart), accrochée, défensive (3,6 buts par match) et héroïque. Pour que le film marche, il faut des acteurs bankables. Henrik Lundqvist, le gardien, en est assurément un. Avec 94.6% d’arrêt, il a dégoûté les attaquants adverses, limitant Ovetchkine à 3 buts (4 points) et Backström au mutisme (2 points avec 2 passes). Du côté de l’attaque, aucun Ranger n’a vraiment brillé mais c’est Chris Kreider qui s’en sort le mieux (4 buts). Pour les finalistes en titre et vainqueur de la Coupe du Président, l’aventure continue. Pas de clap de fin. Prochaine scènes contre Tampa Bay.

 _

À l’Ouest, les favoris passent

Anaheim Ducks 4–1 Calgary Flames

Sans faire de vagues, les Canards d’Anaheim avancent. Et ce ne sont pas les Flames de Calgary qui les ont fait chavirer. À lui seul, Corey Perry (8 points dont 4 buts) a participé à presque autant de réalisations que les Canadiens en ont réussies durant l’ensemble de la série (9 buts en 5 matchs). Frederik Andersen veillait au grain dans les cages (92.6% d’arrêt et 1 clean sheet) pendant que ses coéquipiers dominaient sur la glace (166 tirs à 119). Pour épauler Perry, Matt Beleskey se chargeait de la conclusion (5 buts). Les Ducks ont inscrit 21 buts en 5 matchs, une vraie performance. Il faut dire que les gardiens des Flames, Hiller et Ramo, n’étaient pas très inspirés. Les spectateurs du Honda Center retrouveront le goût d’une finale de Conférence pour la première fois depuis 2007 et le titre de champion.

Chicago Blackhawks 4–0 Minnesota Wild

Chicago avait réalisé une saison régulière moyenne, à la vue de son rang. Mais lorsque l’odeur des playoffs arrive, les Blackhawks montrent un autre visage. Patrick Kane en tête. Avec 6 points, dont 5 buts, il a complètement dominé la série, bien suppléé par son homonyme Patrick Sharp (4 points dont 1 but) et un Corey Crawford très performant (94.7% d’arrêt et 1 clean sheet). En face, le Wild a été bien trop inefficace offensivement (seulement 7 buts en 4 matchs). Il faut dire que les leaders ont failli, à l’image de Zach Parise (2 points avec 1 but), complètement éteint. Les statistiques de Corey Crawford ont écœuré les joueurs de Saint-Paul qui ont pourtant frappé bien plus aux buts que ceux de l’Illinois (131 tirs contre 113). Sans trop de surprise au final, Chicago « sweep » le Wild et accède à la finale de la Conférence Ouest pour la troisième saison de suite. Performance rare en NHL. #Hockey