Il y a 23 ans jour pour jour, le #Football corse était victime d'une terrible tragédie, et qui marque toujours autant les esprits aujourd'hui.

Une tragédie hors norme

Le 5 mai 1992, l'Ile de Beauté est en ébullition. En effet, le Sporting Club de Bastia s'apprête à recevoir le grand Olympique de Marseille de Bernard Tapie et Jean Pierre Papin en demi-finales de la Coupe de France.

Bientôt sacrés champions de France, les Phocéens veulent s'offrir le doublé, tandis que les Insulaires veulent à tout prix créer la sensation.

Devant l'intérêt énorme porté à cette rencontre, les dirigeants du club bastiais décident de raser la tribune Claude Papi, jugée trop petite, pour la remplacer par une structure métallique qui pourrait contenir plus de 9000 personnes.

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Dans la précipitation la plus totale, l'ancienne tribune est rasée sans permis de construire, et, à la veille de la rencontre, la structure devant la remplacer n'est toujours pas achevée.

Si tout le matériel nécessaire à la bonne construction de la nouvelle tribune n'est pas acheminé en temps et en heure, la commission de sécurité donne néanmoins son accord et permet la vente de billets, qui seront par ailleurs facturés bien plus chers que précédemment.

Le soir du match, la structure métallique commence à bouger dangereusement et montre des signes de faiblesse inquiétants.

Malgré des bricolages de dernière minute réalisés par les employés de l'entreprise Sud-Tribunes, à l'origine de la construction, à 20h20, le haut de la tribune s'écroule, faisant ainsi chuter certains spectateurs d'une hauteur de plus de 15 mètres.

C'est ensuite un véritable chaos qui s'ensuit dans les décombres, la pelouse étant ainsi envahie par des supporters blessés, et la rencontre évidemment annulée. 

Le bilan total est terrible, et s'élève à 18 morts et 2357 blessés. 

Pas de match le 5 mai  

Malgré toute la volonté des instances du football corse, la Ligue de Football Professionnel n'a toujours pas rendue vierge de match la date du 5 mai.

Si certains pointent une décision politique, d'autres admettent que le calendrier ne permettrait pas toujours de respecter cette date.

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Toujours est-il que le plus grand drame de l'histoire du football corse et français n'est pas commémoré de façon officielle par les instances, ce qui reste une aberration.

En ce funeste anniversaire, rappelons nous de ces victimes, dont le seul tort aura été celui de vouloir assister à un match de foot.