La date du jeudi 28 mai 2015 restera dans les annales de l'histoire du #Football.

En effet, la journée d'inauguration du 65ème congrès de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), devrait laisser un goût bien amer à tous les amateurs du sport collectif le plus populaire au monde.

Après, hier, l'arrestation par la police suisse, sur ordre du FBI, de 7 pontes de l'organisation, accusés de faits de corruption étalés sur les 24 dernières années, c'était tout d'abord au tour de Michel Platini, le président de l'Union Européenne de Football Association (UEFA), de se présenter devant les médias lors d'une conférence de presse de grande envergure à Zurich.

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Si le triple Ballon d'Or, vainqueur de l'Euro 1984 avec les Bleus, et de la Coupe d'Europe des Clubs Champions avec la Juventus en 1985, n'a cessé de répéter qu'il aimait bien Sepp Blatter, le natif de Jœuf s'est néanmoins montré très critique à l'égard du Suisse de 79 ans.

Platini charge son " ami " Blatter 

Platoche, visiblement très tendu par la situation, a expliqué à son auditoire qu'il avait explicitement demandé au véritable parrain de la FIFA de démissionner sans tarder de son poste de Président. 

Bien sûr, Blatter, en poste depuis 1998, et qui briguera demain, vendredi 29 mai, un cinquième mandat consécutif, lui a rétorqué qu'il ne pouvait pas laisser le bateau sans son capitaine - même corrompu - dans une telle tempête.

L'ancien sélectionneur de l'équipe de France, qui a affirmé à plusieurs reprises aux journalistes présents, et en anglais,  " enough is enough " ( " trop c'est trop " ), a donc officiellement apporté son soutien à l'unique autre candidat en course, en la personne du Prince Ali.

Le Jordanien de 39 ans, qui a basé sa campagne sur la volonté de retrouver un football propre, pourra compter sur le soutien d'une écrasante majorité des pays européens lors du vote, comme l'a mis en avant Michel Platini dans sa démonstration.

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Blatter se place en victime  

Dans son discours inaugural, peu après 17 heures, Sepp Blatter a, quant à lui, continué à mépriser toutes les règles de la bienséance.

Sûr de son fait, il n'a pas cherché à dédouaner ses amis et collègues, actuellement placés en garde à vue.

En plus de considérer qu'il fallait les punir, il s'est placé en défenseur ultime de la FIFA et du jeu, déclarant que l'organisation " ne pouvait pas se permettre d'être traînée dans la boue ".

Malin comme personne, le Président sait que se placer en victime peut s'avérer stratégiquement payant.

Opportuniste, il n'ignore pas que la plainte déposée contre X par la FIFA en novembre dernier, auprès du ministère public de la confédération helvétique, représente un fabuleux bouclier de protection.

Demain, au vu de la toile patiemment tissée auprès de tous les petits pays qui lui doivent quelque chose dans ce vaste système clientéliste, sa réélection semble, malheureusement, difficilement évitable.  #Élections