L'Olympique de Marseille a attendu la 36ème journée du championnat de France de #Ligue 1 pour empocher sa deuxième victoire face à un membre du Top 5.

Défaits par le futur champion parisien (0-2, 2-3), lésés par le dauphin lyonnais (0-1, 0-0), les Phocéens avaient néanmoins empoché 4 points face aux Verts de l'As Saint Etienne (2-1, 2-2).

Hier soir, dans un stade Vélodrome en fusion, ils ont réussi battre de très bons monégasques à l'arrachée, se vengeant ainsi du revers subi en Principauté à la fin des matchs aller (0-1).

Un OM poussif

Menés 1-0 dès la première minute suite à une frappe chirurgicale de l'international portugais Joao Moutinho, les Marseillais ont ensuite affiché leurs difficultés collectives actuelles, mais aussi un déchet technique permanent et, surtout très pénalisant au  niveau de la construction.

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Intelligemment, les Monégasques ont laissé leurs adversaires faire avorter eux-mêmes leurs opportunités, le plus souvent à cause d'une dernière passe ratée ou absente, ou encore d'un manque de mobilité et de création d'espaces autour du porteur du ballon.

La prestation de Gignac, inexistant malgré les 60% de possession de balle olympienne en première période, contrastait fortement avec celle d'Anthony Martial, très remuant, malgré son isolement sur le front de l'attaque de l'#AS Monaco.

Le jeune espoir français, formé à l'Olympique Lyonnais, a d'abord perdu un duel face à Steve Mandanda, avant de participer, juste avant la pause, à une action qui verra l'ASM toucher le poteau par l'intermédiaire de Bernardo Silva.

Un coaching déterminant

Au retour des vestiaires, les champions d'automne étant toujours autant pris à la gorge par le pressing haut des hommes de Leonardo Jardim.

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Marcelo Bielsa ne perdait pas de temps et substituait André Pierre Gignac par Michy Batshuayi, avant de sortir un Giannelli Imbula fou de rage en lieu et place de Florian Thauvin.

L'ancien bastiais avait des choses à se faire pardonner et cela s'est vu.

Tranchant et audacieux, il a réalisé des raids qui lui ont permis de littéralement déchirer l'arrière garde des visiteurs. 

Ces derniers étaient victimes d'un terrible coup du sort à la 78ème, avec la sortie sur blessure du Tunisien Aymen Abdennour, véritable sentinelle de la charnière centrale et impérial face à l'#OM.

Dans la foulée, Romain Alessandrini profitait de cette désorganisation pour contrôler le ballon de l'épaule et centrer en direction d'André Ayew, pour une égalisation qui plongeait le Vélodrome dans une irrésistible transe.

Le passeur se transformait en buteur quelques minutes plus tard, lorsque, bien trouvé par Payet en retrait, il trompait Subasic de près, répondant de la meilleure des façons à ses détracteurs qui lui reprochaient de ne pas évoluer au même niveau qu'à Rennes.

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Même si l'OM est toujours 4ème, il ne compte plus que 2 points de retard sur Monaco, et peut toujours rêver à un tour préliminaire de Ligue des Champions, et sur lequel le Président Labrune a fondé de grands espoirs.