Comme dans les matchs de la veille, ce sont les équipes les moins bien classées qui mènent dans leurs séries respectives.

Washington Wizards 2-1 Atlanta Hawks

Entre deux équipes dont le dernier (et seul) titre ne parle pas au moins de 40 ans, les hommes d’expérience feront la différence. Et qui de mieux que Paul Pierce (13pts, 7rbs) pour endosser ce rôle de leader ? Surtout avec la blessure de John Wall. Paul Millsap était légèrement touché quant à lui et débutait sur le banc, laissant sa place dans le cinq à Pero Antic (1pt, 1rb), complètement à l’Ouest hier soir. Washington en profitait pour prendre rapidement de l’aise, Bradley Beal (17pts, 8pds) s’occupant plus de la mène que d’habitude. Il servait avec succès ses intérieurs Marcin Gortat (14pts, 8rbs, 3blk) et Néné Hilario (17pts, 7rbs, 4pds), enfin précis et impliqué. Atlanta, amorphe, subissait les assauts des Wizards. À la pause, il y avait un petit éclat (56-43). Après trois quart-temps, c’était un gouffre (85-66). Mike Buldenhozer décidait de lancer ses joueurs de bout de banc, qui, face au cinq majeur de Washington, ne se démontaient pas. Dennis Schröder (18pts, 5pds), Mike Scott (8pts, 4rbs) et Kent Bazemore (7pts, 4rbs) grignotaient. Ils fondaient même sur des Wizards très maladroits. Surprise, le coach des Hawks laissait ses remplaçants sur le champ alors que son équipe revenait à quelques petites longueurs. Et si Otto Porter (17pts, 9rbs, 4pds) ne tremblait pas, l’égalité était là. Sur un trois points de Mike Muscala (7pts, 3rbs), le Verizon Center croyait halluciner. Avec 14 secondes à jouer, la balle au poste haut à Paul Pierce. Prise à deux et fadeaway des familles. La balle tapait la planche puis rentrait au buzzer. The Truth avait frappé. Avec chance certes. Mais avec talent et expérience aussi.

Memphis Grizzlies 2-1 Golden State Warriors

Les Grizzlies ont cette capacité à forcer leur adversaire à jouer sur leur rythme et leur jeu. Lent, physique, haché, hargneux. Un style tout à l’inverse de celui des Warriors qui préfèrent la rapidité, la fluidité et la légèreté. Pour montrer qui était le patron, Memphis donnait la balle au poste à Marc Gasol (21pts, 15rbs) pendant que Tony Allen (8pts, 5rbs, 4stl) se multipliait en défense. Agressifs et intelligents, les Grizz défendaient à la perfection sur la ligne des trois points. Stephen Curry (23pts à 2/10 de loin, 6pds) et Draymond Green (6pts à 1/8, 6rbs, 7pds) déchiraient. À son rythme, Memphis était largement devant à la pause, sans contestation (55-39). Au retour des vestiaires, Golden State retrouvait de l’adresse avec Klay Thompson (20pts, 8rbs) mais Courtney Lee (11pts, 4pds) et Zach Randolph (22pts, 8rbs) les maintenaient à distance. À six minutes du terme, l’écart ne faiblissait pas trop (85-71). Et puis les Warriors rentraient tout. Harrison Barnes (16pts, 6rbs) et Andre Iguodala (9pts, 5rbs) en tête. 93-88 et deux minutes à jouer. Mais Curry ratait tout, y compris des lancers. Ceux de Mike Conley (11pts, 5pds) rentraient. Memphis obtenait une victoire méritée (99-89) qui propulsait les joueurs du Tennessee en tête dans la série. #Etats-Unis #Basket-Ball #NBA