Il faut deux grands adversaires pour avoir un beau match. Celui-ci un fut un, tout comme fut l’ensemble de cette série. Qui s’est décidée dans l’ultime seconde de l’ultime match. À couper le souffle.

Los Angeles Clippers 4-3 San Antonio Spurs

Le premier quart-temps donnait d’entrée le ton du match. Une belle réussite de chaque côté que ne pouvaient réduire des défenses pourtant actives et intelligentes. Matt Barnes (17pts, 5rbs, 2blk) se révélait le plus doué derrière l’arc, donnant un petit avantage à son équipe (28-24). Mais au bout de 10 minutes 30, on a craint le pire du côté des Angelinos. Chris Paul se tenait l’arrière de la cuisse gauche, boitait, écartait Patty Mills et inscrivait un trois points. Le meneur devait sortir et même aller dans la cellule médicale. Il reviendra, mais jamais à 100%. Mais qu’est-ce que 100% pour un joueur comme lui ? Entre temps, le mano a mano entre Clippers et Spurs continuait. Jamal Crawford (16pts, 3pds) suppléait dans un style bien à lui l’absence de Paul pendant que Blake « The Quake » Griffin triplait (24pts, 13rbs, 10pds). Du côté des Texans, Tony Parker (20pts, 5rbs, 5pds) et Tim Duncan (27pts, 11rbs) récitaient leur jeu d’attaque, amenant Griffin à 3 fautes au bout de seulement 20 minutes de jeu. Et puis Chris Paul (27pts, 6pds) est revenu sur le parquet, apportant sa gestion, ses passes et sa défense. Los Angeles virait en tête à la pause (57-55).

L’heure des héros

Si le combat Mayweather-Pacquaio avait lieu un peu plus tard, le Staples Center était le lieu d’une véritable lutte aux points. Et pendant que les coachs devaient mettre au repos leurs joueurs ayant cumulé trop de fautes (Leonard, Griffin, Barnes), J.J. Redick (14pts, 3rbs, 3pds) et Danny Green (16pts, 8rbs, 5blk) s’échangeaient des trois points. Austin Rivers, sans doute enivré par l’enjeu, commettait une faute bête sur Manu Ginobili (8pts, 7pds) à 20 mètres du cercle qui donnait trois lancers à l’Argentin. Pour balayer cette idiotie, Chris Paul, en moins de 7 secondes, remontait le parquet et, devant Green et Duncan, rentrait un shoot lointain au buzzer. L.A reprenait l’avantage aux points. De peu (79-78). Le niveau, si c’était possible, s’éleva encore dans l’ultime période, le leadership changeant régulièrement de côté (30 fois pendant le match). Le Hack-A-Jordan se révélait inutile pour Gregg Popovich et après bien des émotions, les arbitres décidaient de siffler. À 13 secondes du terme d’abord, pour Paul, puis à 8 secondes ensuite, pour Duncan. Tous les lancers rentraient, 109-109. On en était là : les deux équipes à égalité à 8 secondes de la fin du match 7. Bien sûr, Paul et sa cuisse qui couinait, avaient le dernier ticket. Après deux secondes d’étude, le meneur plongeait sur sa droite, prenant Danny Green de vitesse. Il évitait la patte de son adversaire direct et envoyait la balle sur la planche, tout en évitant le contre d’un Tim Duncan surgit de l’ombre. Panier. 111-109, 1 seconde au chrono. Après un imbroglio sur la table de marque, Diaw cherchait la claquette de Leonard mais Barnes bâchait l’affaire.

C’est fini, le champion est au tapis, les héros sont du côté de la Cité des Anges. Cette nuit là, Chris Paul et Blake Griffin ne furent pas loin de les tutoyer.

Les affiches des demi-finales de Conférence :

Atlanta Hawks (1) – (5) Washington Wizards

Cleveland Cavaliers (2) – (3) Chicago Bulls

Golden State Warriors (1) – (5) Memphis Grizzlies

Houston Rockets (2) – (3) Los Angeles Clippers #Etats-Unis #Basket-Ball #NBA