A l'aube de cette saison 2014/2015, nous avions quitté un Olympique de Marseille en pleine restructuration. En effet, le club devait se reconstruire après une saison 2013/2014 complètement ratée.

Un changement d'entraîneur en cours de saison (Elie Baup et remplacé par José Anigo, artisan de l'épopée qui amènera le club en finale de l'UEFA en 2003/2004), une élimination honteuse en ligue des champions avec six défaites sur six matchs possibles, et un parcours en championnat (6e à la fin de l'exercice) qui prive le club de toute compétition continentale et de la manne financière y afférente.

Un nouveau départ pour l'OM

L'#OM se devait de raviver la flamme des supporters pour ce nouvel exercice dans un stade Vélodrome flambant neuf, qui peut désormais accueillir plus de 65 000 spectateurs.

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Pour cela, le club Olympien recrute Marcelo Bielsa surnommé « El Loco » (le fou). La direction marseillaise choisit donc un entraîneur expérimenté qui a notamment remporté la Copa America en 2004 avec l'Argentine, et qui a aussi emmené le club de l'Athletic Bilbao en finale de l'Europa Ligue en 2012. Le surnom de « El Loco » donné à Bielsa tient surtout à ses méthodes d'entraînement exigeantes et à l'hygiène de vie qu'il impose à ses joueurs.

Ne bénéficiant pas de l'argent du Qatar, l'OM se montre moins gourmand que l'ogre parisien sur le marché des transferts avec notamment l'arrivée de R. Alessandrini en provenance de Rennes, et de Michy Batshuayi du Standard de Liège. Côté départ, on note l'envolée de Benoît Cheyrou vers la MLS (Championnat de #Football US) et de Souleymane Diawara vers Nice.

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Un début de championnat en fanfare

Après un premier match qui se solde par un match nul (3-3) face au Bastia de Claude Makélélé, et une défaite au Vélodrome face à Montpellier (0-2), l'OM enchaîne neufs victoires avec des scores fleuves face à Nice (4e journée, 4-0), Rennes (6e journée, 3-0) ou encore Reims (7e journée, 5-0). Ces matchs témoignent du style de jeu offensif dans lequel joue désormais l'équipe entraînée par Marcelo Bielsa. Mais ce schéma tactique n'est pas sans risque.

En effet, face à des équipes dites plus « sérieuses », l'OM montre des signes de faiblesse. Ainsi, sur les matchs aller, l'équipe phocéenne perd face à Lyon (11e journée, 1-0), puis Paris (13e journée, 2-0), et Monaco juste avant la trêve hivernale (18e journée 1-0). Malgré ces fausses notes, l'OM est sacré champion d'automne avec 41 points. Lyon et Paris suivent derrière avec respectivement (39 et 38 points).

Une année 2015 plus compliquée

Le système Bielsa demande beaucoup de concentration et d'énergie aux joueurs, et rares sont les équipes à pouvoir tenir un tel système de jeu toute une saison.

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Et sur ce point, l'OM ne va pas faire exception à la règle.

Les mois de janvier et de février sont dévastateurs sur le plan comptable. L'OM perd contre Nice (22e journée, 2-1), fait match nul contre Rennes, Reims et Saint-Etienne, avant de perdre contre Caen au Vélodrome (27e journée, 2-3). Sur cette même période, le club marseillais perd 15 points.

Au soir de cette 27e journée, l'OM est désormais 3e avec 50 points. Paris est 2e avec 53 points et Lyon occupe le fauteuil de leader avec 54 unités.

Mais voilà que se profile la 31e journée avec un classico face au PSG. Dans une ambiance digne des grands soirs, les Marseillais perdent sur le fil face au club de la capitale (2-3). Dans la foulée de cette défaite, l'OM perd face à Bordeaux (1-0), Nantes (1-0) et Lorient (3-5).

Au final, l'OM décroche une 4e place synonyme de Ligue Europa. Le résultat peut paraître faible au regard de la saison. Mais le club de la canebière aura ravivé le Vélodrome, fait rêver ses supporters, et trouvé un coach à son image. Vivement la saison 2015-2016.