La rencontre entre l'ASM Clermont Auvergne et le #Rugby Club Toulonnais ce samedi constitue la cinquième finale franco-française de l'histoire de la Coupe d'Europe de Rugby depuis sa création en 1995. Ces vingt dernières années, les clubs français ont par ailleurs atteint à dix-neuf reprises la finale continentale. Un record, loin devant l'Angleterre (11) et l'Irlande (9). Si l'écart est moins important en terme de sacre européen, ce sont une nouvelle fois les clubs français qui ont soulevé le plus de trophées, avec huit titres contre six pour l'Angleterre et l'Irlande. L'hégémonie française sur le rugby européen n'est donc plus à prouver. Pourtant, la France n'a accueilli que trois finales, au Parc Lescure de Bordeaux en 1998, au Parc des Princes en 2001, et au Stade de France en 2010.

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À titre de comparaison, la finale de la Coupe d'Europe de rugby s'est disputée à sept reprises au Pays de Galles, alors qu'aucune équipe galloise n'a pour le moment été sacrée, ou encore cinq fois en Angleterre, en comptant l'opposition entre Clermont et Toulon de ce samedi : "Cette finale à Londres est la démonstration que nos représentants français ne sont pas à la hauteur de nos clubs", souligne Mourad Boudjellal, président du RCT. Et d'ajouter : "Quand on regarde l'historique des coupes d'Europe, ces dernières années, la probabilité de voir deux clubs français en finale, cette année encore, était quand même plus forte que de voir deux clubs britanniques".



Twickenham déserté, les supporters râlent



À moins d'une semaine de la finale, moins de 40 000 places avaient été vendues, alors que l'enceinte de Twickenham peut accueillir 82 000 supporters.

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Un flop, qui s'explique d'une part par le peu d'intérêt du public anglais pour une finale franco-française, de l'autre par le prix que représente une telle expédition pour un supporter français : "Les supporters ont envie d'être présents et de vivre ce moment historique si Toulon fait le triplé. Mais c'est un match à 500 euros la journée", souligne Jérôme Lecompte, président d'une l'association de supporters. L'entraîneur du RCT, Bernard Laporte, abonde dans le même sens : "Je trouve que c'est regrettable. C'est regrettable que nos supporters et ceux de Clermont ne puissent pas participer à cet évènement suprême. Alors que si on avait fait ça à Lyon ou à Paris, ils auraient pu venir. Ça me désole, effectivement". Le mot de la fin, comme souvent, revient à Mourad Boudjellal : "Sincèrement, sur une finale de coupe d'Europe, on aurait pu remplir un stade en l'espace de deux semaines, confirme Mourad Boudjellal. Sans aucun problème. C'est dommage. Cela aurait été une si belle fête du rugby en France".

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Pour éviter le même accident qu'en 2003 (la finale entre Toulon et Perpignan s'était disputée à Dublin devant moins de 30 000 spectateurs), l'EPRC a proposé des billets gratuits pour le match. Malheureusement, seuls quelques 5 000 supporters clermontois et 2 500 fans toulonnais devraient faire le déplacement.