« Le cheval, c'est trop génial ! ». Ce slogan pour la promotion des sports équestres, vous l'avez entendu mille fois. Mais voilà, vous pensez que l'équitation reste un sport de « riches », qu'il n'existe que des « boîtes à concours » où le plaisir passe après la performance et donc, vous vous privez de cette activité.

Pour vous prouver que parfois on peut aussi trouver des clubs où le plaisir de monter à cheval, sans course à la performance, sans tarifs exorbitants... nous avons été à la rencontre de Mme Carole Merienne, gérante et monitrice de l'Equilogi d'Alinard, centre équestre associatif, situé à Meillard dans l'Allier.

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Blasting News. Mme Merienne, pourriez-vous nous présenter votre structure et ses différences avec des centres équestres plus classiques?

Ma structure est à la fois un centre équestre et un poney club. Elle est de petite taille afin de rester proches des cavaliers. L'ambiance est très familiale et nous veillons à ce que chacun y trouve sa place. Les adaptations, dialogues et remises en question sont fréquentes pour nous permettre de mieux coller aux attentes de chacun tout en restant fidèles à nos idéaux.

Mes reprises comptent 6 ou 7 élèves maximum afin de bien les faire travailler. Les tarifs sont calculés au plus juste afin d'offrir la possibilité à un plus grand nombre d'accéder à ce sport qui reste néanmoins coûteux. 

Qu'est-ce que cela change pour vos cavaliers ?

Nos cavaliers et leurs familles se sentent à l'aise et ont le désir de participer à l'évolution du centre qui petit à petit est devenu leur second « chez eux. 

Et au niveau de votre cavalerie ?

Nous avons un cheptel de 25 poneys et chevaux plus quelques chevaux en pension.

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Notre cavalerie ne fait pas « la rame » comme on dit, c'est-à-dire qu'ils ne travaillent pas plus de 6 h par semaine et par équidé en période scolaire, environ 2 heures par jour durant les vacances et sont au repos au mois d'août. Ils gardent leur caractère et leur joie de vivre. Par ailleurs, ils vivent dans des prés équipés d'abris, répartis en petits groupes. 

Est-il compliqué de gérer un centre équestre comme le vôtre et si oui en quoi ?

Il n'est pas compliqué pour moi de gérer ma structure de cette façon car c'est ainsi que je perçois l'équitation. Enfant, je rêvais d'un tel centre, un lieu où le temps d'un cours tu te sens chez toi, où tu as l'impression que le cheval que tu montes est le tien. C'est ça qui est magique !

Se remettre en question en permanence demande de l'énergie, car vouloir faire de la qualité à un prix accessible génère une rentrée d'argent moins importante, mais qu'importe, je préfère gagner moins et être heureuse dans mon travail. Le jour où cette adéquation ne sera plus possible, j'arrêterai le club et je ferai autre chose. 

Comment voyez-vous l'avenir de votre structure ?

Très honnêtement, je ne fais pas de plans sur la comète.

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Une année en entraîne une autre. Quand on fait le compte, cela fait 7 ans que nous sommes ouverts, je ne pense pas faire ce travail jusqu'à la retraite car, soyons honnêtes, c'est usant physiquement et très prenant. Il n'y a ni week-ends, ni vacances et la famille est souvent reléguée au second plan. 

Vous voyez donc, chers lecteurs, que grâce aux efforts et à la passion de certains professionnels, il existe des centres équestres où le bonheur de monter à cheval, peu importe son niveau, reste l'objectif numéro un. Au moins un en tous cas... #Hobby