Complètement dépassés lors du match 4, les Cavaliers avaient bien besoin de ces trois jours de repos. Trois jours qui, semble-t-il, ont fait un bien fou aux deux équipes qui ont ainsi pu nous offrir, cette nuit, une opposition d'une rare intensité, de loin le meilleur match de ces finales #NBA. Un match qui aura tourné à l'avantage des Warriors : 104-91, emmenés par un Stephen Curry retrouvé.

Le nouveau triple-double de LeBron insuffisant face au festival Curry

Si la différence finale est de plus de 10 points, elle ne reflète pas l'ensemble du match et n'aura été aussi ample que dans les dernières minutes. Effectivement, si les Warriors ont démarré tambour battant (8-2), les Cavaliers n'ont jamais lâché, revenant ainsi à égalité (22-22) dans un premier temps avant de prendre un petit avantage, notamment grâce à l'adresse de JR.Smith (4/7 à trois points).

Une adresse qui aura fait oublié sa performance atroce lors du match précédent et confirme sa propension à être le facteur X d'un match. Il s'illustrera aussi toutefois par sa récurrente irrégularité, commettant une faute flagrante sur Draymnd Green. Heureusement pour les Cavaliers, James est là, une nouvelle fois en taille patron. Auteur d'un 6ème triple-double en finale NBA (40 points, 14 rebonds, 11 passes décisives), c'est bien lui qui aura porté les Cavaliers et permis à ce sixième match d'être d'une rare intensité et indécision. Mais cette nuit, il n'était pas le seul à briller.

Pour le plus grand bonheur de l'Oracle Arena, Stephen Curry a repris feu. Inscrivant 37 points, le MVP a réalisé une performance remarquable pour véritablement mener son équipe à la victoire. Car si le score n'est que de 51-50 pour les Warriors à la fin du 2ème quart-temps, l'homme providentiel de Golden State va clairement faire la différence en fin de match. Dans le troisième quart-temps d'abord, de petits avantages se creusent mais les équipes se rendent coup pour coup. L'intérieur des Cavs, Tristan Thompson, fait du grabuge dans la raquette face à une équipe des Warriors adepte du "small-ball" (abandonner la taille au profit de la mobilité... pas d'Andrew Bogut hier, Iguodala et Green à l'intérieur) et permet à son équipe de mener la danse, accompagné par les tirs de Dellavedova et Shumpert à l'extérieur.

Les hommes de la baie, eux, éteignent LeBron James (1/6 au tir dans le 3ème quart-temps grâce à Iguodala) et réagissent avec un jeu rapide et une adresse insolente. Ils finissent ainsi le troisième quart-temps avec 6 points d'avance (73-67).

Mais la différence va véritablement se faire lors du dernier quart-temps. Encore une fois, le match est relancé avec LeBron James qui remet les deux équipes à égalité en début de quart-temps. Puis Stephen Curry décide de prendre les choses en main et brille de mille feux. Cross-overs, step back, tirs lointains... En l'espace de quelques minutes le meneur d'Oakland dégoûte les Cavs, en se permettant même de marquer deux points après avoir pris un rebond offensif !

Piqué à vif après deux matchs ou Dellavedova lui aura mener la vie dure, Curry se venge et plante un tir lointain insolent au visage de son adversaire australien. Les Warriors s'envolent, avec plus de dix points d'avance et les hommes de David Blatt, trop fatigués, ne parviendront, cette fois, pas à revenir.

Avec un Curry qui aura enfin tenu son rang, les Warriors ont irrémédiablement pris l'avantage dans cette finale. Après les ajustements de Steve Kerr au match 5 (titularisation d'Iguodala, tactique small-ball...) les Warriors ont véritablement repris le dessus, rendant obsolètes les performances monstrueuses de LeBron James. Les Cavaliers auront une chance de réagir dans 48h, à la maison, et offrir à cette finale un match 7 des plus haletants. Pour cela, il faudra enrayer la machine Golden State qui, plus que jamais, semble relancée et destinée à aller chercher cette bague qui lui est promise depuis des semaines. #Basket-Ball