Paris, désormais candidate à l'organisation des Jeux Olympiques en 2024, a deux ans pour convaincre le Comité International Olympique. Battue en 2008 par Pékin, puis en 2012 par Londres, la capitale française connaît d'ores et déjà ses principales rivales pour les Jeux qui auront lieu dans neuf ans.



Boston, l'autre favori ?



Le 8 janvier dernier, le Comité Olympique Américain désignait Boston comme candidate à l'organisation des JO en 2024 préférant la capitale du Massachusetts  à Los Angeles, San Francisco ou encore Washington. Les États-Unis n'ayant plus accueilli les Jeux depuis 1996 (Atlanta), Boston est donc en bonne position pour recueillir les suffrages du CIO.

Publicité
Publicité

Principal atout, les avantages économiques dont pourrait bénéficier le Comité Olympique du marché en terme de retransmission télévisée. Seul problème, la grogne grandissante des habitants de l'Athènes de l'Amérique, qui seraient moins de 40% à soutenir le projet de la ville, à tel point qu'un groupe d'opposants appelé "No Boston" a vu le jour. Le retrait de Boston au profit d'une autre ville américaine ou le report de sa candidature sont d'ailleurs envisagés.



Hambourg, un site à taille humaine



Le dernier rendez-vous olympique allemand avait été marqué par le drame de la prise d'otages qui avait entraîné la mort d'onze athlètes israéliens et d'un policier allemand. C'était à Munich, en 1972. Hambourg, préférée à Berlin, espère tirer un trait sur ce douloureux souvenir, en étant choisie comme ville hôte après cinq candidatures sans résultat. La cité portuaire compte s'appuyer sur sa volonté d'organiser des JO à taille humaine, où tous les sites seront proches les uns des autres. Reste que la ville allemande n'a pas le rayonnement de sa rivale parisienne.



Rome, un contexte difficile



Rome, qui a accueilli les JO en 1960, a été la première a lancer officiellement sa candidature en décembre dernier.

Publicité

La candidature de la ville éternelle tient la route, mais les obstacles sont nombreux pour la capitale italienne : le projet prévoit des sites à Milan, Naples ou encore Florence, ce qui pourrait ne pas être du goût du CIO. Surtout, le pays traverse une crise politique et économique qui ne plaide pas pour lui.



Budapest, en lice depuis ce mardi



Comme Paris, Budapest a lancé sa candidature ce mardi. La capitale hongroise, qui n'a jamais organisé les Jeux Olympiques malgré cinq candidatures (la dernière remonte à 1960), fait figure d'outsider et compte s'appuyer sur les mondiaux de judo et de natation de 2017 et sur l'Euro 2020 de football (qui doit se disputer dans une douzaine de capitales européennes) pour préparer ses infrastructures et pour prouver qu'elle est taillée pour organiser un tel évènement. #Paris sport #Jeux Olympiques 2024



Une autre destination ?



Durban (Afrique du Sud) et Istanbul désormais hors course (la Turquie préfère miser sur l'Euro 2024 de football), d'autres villes pourraient tenter leur chance, à commencer par Casablanca au Maroc, ou Nairobi au Kenya. Une candidature conjointe entre Kuala Lumpur en Malaisie et Bangkok en Thaïlande est également envisageable. Cependant, la proximité de l'échéance et l'importance des infrastructures à mettre en place laisse supposer que ces candidatures interviendront plutôt pour les Jeux Olympiques de 2028 ou 2032.